Marathon day 2011 – part 4

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Une fin sans fin…

Comment raconter la suite ? Par un malencontreux concours de circonstances, cette dernière étape aura été celle de l’angoisse, du stress, du bonheur, des larmes… bref, celle de l’Emotion.

Nous arrivons avenue Foch et remontons tranquillement le parcours pour arriver au 40ème km. Au passage, on voit des runners qui courent, d’autres qui marchent, certains qui trottinent, d’autres qui souffrent. Ils sourient, font la grimace, pleurent, s’arrêtent, reprennent leur route, abandonnent,…

On en voit un secouru par le SAMU, à moitié écroulé sur le trottoir, recouvert d’une couverture de survie, un masque à oxygène sur le visage. On se regarde. On pense à la même chose : Pourvu que nos Running Men aillent bien. J’ai un pincement au cœur. Je me dis qu’il faut vraiment être mentalement dérangé passionné pour s’infliger un tel supplice courir un marathon.

On se pose dans le bois de Boulogne. On regarde passer la foule, on se fie aux repères (le mec qui court avec la pancarte annonçant le temps de course). D’après nos estimations, nos running men se situent aux environs de 4h30. De plus, ils devraient passer aux alentours de 12h30 puisqu’à mis parcours il était 10h30. Grave et fatale erreur… La fatigue n’aidant pas, on reste sur l’idée qu’ils sont passés au 23ème à 10h30 alors qu’en fait il était  11h30 environ…

Il est 13h30. On patiente. On patiente On patiente. Et on patiente. L’attente est interminable. Plus le temps avance, plus l’angoisse monte. A chaque ambulance qui passe, on se dit que c’est eux. On se demande dans quel état ils sont, si tout va bien… Le Brother nous rassure. Il est toujours optimiste et ça nous fait du bien. Mais je pense quand même qu’au fond de lui, ça se tord de partout ! Accompagnée de mon passager clandestin, je sens la fatigue. J’ai mal aux jambes, au dos, j’ai chaud. Je suis stressé, angoissée, énervée!!  Mon état m’interdit le prozac, le valium, le lexomil… C’est pas grave, je vais faire sans et respirer un bon coup en évitant l’hyperventilation. De toute façon, on voit passer une ambulance toutes les 5 minutes. Au pire, je prendrai la suivante…

Puis, vient enfin le moment où 3 T-shirts verts font leur apparition. Le Boss et le Patriarche ont le sourire. Running Man n’est pas si liquéfié que ça. Mon cœur fait des bonds. Celui de mes camarades aussi. Je cours vers Running Man et ma copine desperate court vers son Boss ! Le Brother va les accompagner jusqu’à la fin. Pour ma part, passé 100m, je jette l’éponge. La vie en colocation ne me permet pas de courir 2km surtout après en avoir marché 10 !

Une aventure humaine

Quel soulagement ! J’ai les larmes aux yeux. Je suis submergée par l’émotion. Je les trouve tellement incroyables, extraordinaires, courageux. Je suis fière d’eux. NOUS sommes fiers d’EUX !

On se retrouve à la voiture. On fait le debrief pendant qu’ils s’étirent. Chacun raconte sa vision de l’événement, comment il l’a vécu, ressenti.

Running Man dément qu’il était désorienté au 23ème. Il précise qu’il était surpris de nous voir là car il pensait nous voir 2 kms plus tôt ! Bien sûr… !! De plus, il a mal vécu le passage sous les ponts qu’il a trouvé interminable et qui l’a fragilisé psychologiquement. Ce sera un obstacle à préparer pour le prochain marathon.

En tout cas, on sait tous qu’on vient de passer une journée mémorable qui va nous lier d’une façon inextricable et que ces liens scelleront une amitié plus que solide basée sur des valeurs saines.

On en reparle encore quand on se voit mais surtout on a attrapé le virus. Plein d’autres événements sportifs ou non se sont déroulés depuis ou sont prévus pour 2012. On les vit tous à fond et tous ensemble !

En fait, c’est ça le running : le dépassement de soi, le partage, la solidarité… pour les runners comme pour les supporters !

Le prochain est dans quelques jours. Je ne sais pas si j’y serai mais en tout cas ces dizaines de milliers de runners ont tout mon respect !

2 Responses to Marathon day 2011 – part 4

  1. Amélie dit :

    Je n’ai rien à rajouter sur la manière dont tu décris cette journée inoubliable!
    Par contre, rien à faire, je suis super déçue de ne pas pouvoir les supporter cette année… Bon, c’est sur que ça risquerait de donner à mon passager clandestin des envies d’évasions… Donc je compenserai en jouant à « où est Charlie? » devant ma télé.
    Et puis, on s’est donné RDV pour d’autres évènements sportifs cet été!

  2. Celine dit :

    C’est clair!!! Agenda chargé cet été qui nous promet plein de belles choses!!!!
    Ton clandestin est bien plus instable que ne l’était le mien… Il est resté bien au chaud pour profiter à fond de la saison sportive de son papa!!

    En tout cas, je suis ravie de pouvoir partager tout ça avec toi. Un desperate comme toi, y’en n’a pas 2!

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