Les Marathons se suivent et ne se ressemblent pas (Marathon de Paris 2012)

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Cela a une nouvelle fois été une grande aventure à partager. Je passe rapidement un clin d’oeil au boss et sa DRW pour leur dire qu’ils nous ont beaucoup manqué!!

L’avant course

Nous sommes en chemin et je suis déjà dans ma course. Les mots suivants résonnent dans ma tête : souffle bien, mouvements de bras amples, foulée dynamique. La vitesse de 9,2km/h est ancrée en moi.

J’ai fait une bonne préparation en loupant peu de séances donc je suis en pleine confiance.

L’avenue Foch est déjà bondée et nous sommes dans l’ambiance. Après la traditionnelle photo sous l’Arc de Triomphe, nous quittons nos fidèles supporters avec émotion avec la promesse de se retrouver sur la ligne d’arrivée.

Le Brother et moi nous plaçons dans le sas 4h15. Certes, mon objectif est 5h mais nous avons souhaité partager le premier kilomètre.

 

1er Semi

Une embrassade virile et nous nous élançons pleins d’envie. 1km plus tard, le Brother part à son allure et je ne le reverrai plus…

Après avoir bien profité de ces instants de partage unique, je me mets alors dans ma course : souffle, bras, foulée, vitesse 9,2km/h, tous y est. La machine est en action et rien ne peut m’arrêter.

Je passe le 5ème km en 31min57s. Le premier check-point avec ma team approche et je suis encore plus motivé. Ils me donnent du boost et ça fait chaud au cœur !!

Puis, je passe le 10ème km en 1h05min et le 15ème en 1h40min. A ce moment, je ressens une pointe à la cuisse droite. Ce n’est pas douloureux mais c’est un peu gênant. Qu’à cela ne tienne, les kilomètres défilent et je n’y prête pas attention.

Je ponctue ce premier semi en 2h25 soit 1 minute de moins qu’au moi de Mars. Je fais un point avec moi-même et j’en tire les conclusions suivantes : souffle = ok, moral = Excellent (surtout que le prochain check-point supporters est dans 2km !) mais la pointe à la cuisse est peu handicapante.

 

2ème Semi

 

A cet instant, je ressens une certitude : Je vais aller au bout quoi qu’il arrive. Je me vois même pousser Mathis jusqu’à la ligne d’arrivé avec DRW à mes côtés. Je vends la peau de l’ours avant de l’avoir tué mais c’est ce que j’ai ressentis sur le moment car la suite me réserve des aventures plus difficiles.

En plus, les voir au 23ème km me confirme ce sentiment. Cette année les 5h, c’est pour moi!!

J’attaque les quais avec envie et c’est là que les choses sérieuses commencent. Ma douleur à la cuisse s’amplifie. Au 2ème tunnel, je lève le pied et je commence à piocher.

Je passe alors en mode guerrier en ne pensant qu’au kilomètre suivant. Je m’arrête au 30ème km pour me faire masser mais le résultat est vain. Je vais en baver jusqu’au bout!!

31, 32, 33, …

Une seule pensée m’habite : je vais finir quoiqu’il en coûte. Je mets plus d’énergie sur la jambe gauche mais c’est peu efficace. Une tape sur mon coeur pour avoir une pensée pour mes enfants et ma DRW et j’accélère. La symphonie Run and walk, Run and walk s’installe.

35ème km, tous les runners et moi devenons des collègues de souffrance et nous ne pensons qu’à une chose : finir la course avant la limite de temps.

J’essaye par tous les moyens de rechercher de l’énergie dans les yeux d’un collègue quand l’un d’eux m’interpelle. Nous échangeons puis il repart. Good Luck!! Je le retrouve 2km plus tard et je lui propose une petite association histoire de nous aider mutuellement.

Celle-ci fonctionne bien jusqu’au 40ème km. Je suis rejoint par Le Patriarche. Je quitte alors mon collègue FIFI avec un geste amical.

Enfin, arrive le moment que j’ai tant attendu tout au long de ces kilomètres… Au virage suivant, ma DRW m’attend. Elle m’aperçoit et cours vers moi. Après ce moment intense en émotion, nous repartons main dans la main. Ça y est l’arrivée ne peut plus m’échapper!!!

En plus, mon nouvel ami de galère me rattrape et ma DRW me laisse finir avec lui.

300m, je ne ressens plus de fatigue. Tétanisé par les crampes, nous ne lâchons rien et nous finissons en levant les bras au ciel. Nous soufflons et nous félicitons. C’est fini !!!

 

Quel Final !!!!

Le running c’est du partage, du dépassement de soi, de la générosité dans l’effort et les sentiments, du plaisir, des doutes, de la sincérité, … c’est un tout !

Maintenant, j’en suis sûr : Je cours pour mes proches. Mes performances viennent ensuite.

Vivre de telles émotions est rare… alors, je ne vais pas en rester là ! Vivement la course suivante !!!!

 

PS : Merci à ma team de supporters et ceux qui m’ont soutenu et petite dédicace à FIFI qui m’aide à finir cette course, au plaisir de courir à nouveau ensemble.

 

6 Responses to Les Marathons se suivent et ne se ressemblent pas (Marathon de Paris 2012)

  1. Céline dit :

    Encore bravo!
    Comme je te l’ai dit au 40ème: Tu es mon héros!!! Je suis plus que fière de toi…

  2. fifi dit :

    Salut sylvain, Ton récit est fort, cela me refait vivre ce premier marathon et je nous revois dans la galère!!! Quelle formidable aventure, j’ai souffert mais adoré!!! Vivement la prochaine course et surtout le prochain challenge^^ FIFI

  3. sylvain dit :

    Temps d’efforts, pour vivre de telle instant en valent la peine!!
    Merci mon amour et a + fifi

  4. Amélie dit :

    Une superbe aventure qu’on aurait aimé vivre avec vous et qui ne peut que donner envie à ton filleul de te rencontrer et de te suivre lui aussi!
    Ce que j’aime dans le sport, et que tu montres dans ta rencontre avec Fifi c’est que c’est le plus fort et le plus beau moyen de vivre des émotions et de nouer des liens.
    Que du bonheur!!!

  5. sylvain dit :

    Je fais ma révérence devant une grande dame et une super futur maman.

  6. claire dit :

    Continue à te faire plaisir.
    Encore quelques entraînements en forêt et le petit piaf numéro 1 va t’accompagner…

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