Monthly Archives: juillet 2012

CR du 9 au 16 juillet : Une semaine à fond !!!

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Mardi : Jour de marché

Bon, j’ai compris le marché c’est le mardi et le vendredi dans le centre de Vincennes. Je vais donc modifier mon parcours pour arrêter de bousculer les veilles dames avec ma foulée bondissante !!

Mes soirées sont blindées alors je vais runner le midi. Voici, le menu que j’ai avalé aujourd’hui : 15’, 3 X 6’ à 10,5 km/h + 5 accélérations de 50m. C’était trop bon !!

Le running pour se sentir bien, je dis oui !!

Mercredi : Et, une séance de 30/30, une!!

Je tiens la super forme et j’en profite pour varier les plaisirs en tapant dans mes réserves avec la séance suivante : 15′, 3 X 6′ de 30s/30s avec 3′ de récup pour un total de 45′ et 6,5km.

Je me sens de plus en plus à l’aise et ma foulée est de plus en plus souple. Un peu de repos demain et j’y retourne vendredi midi.

Vendredi : Running sous la pluie!!

Chaussures lassées et tenue de running enfilée, je dévale les escaliers du bureau comme à mon habitude mais je stop. Il pleut!!

Qu’est-ce que je fais? Bon, je suis prêt, j’y vais en espérant que ça reste une pluie fine. Mais, ça s’intensifie. Je me dépêche de rejoindre le bois afin d’être à l’abri. La pluie redouble et je me dis que c’est bon pour le mental d’affronter les éléments. D’ailleurs, mes nikes se comportent bien en me gardant au sec.

Les 40′ de footing pour récupérer de mes séances dures du début de semaine me font du bien.

Dimanche : THE sortie longue!!

J’ai préparé cette sortie comme une course. Poche d’eau, hydratation, massage, gel, barre, concentration, tout y est. D’autant plus, que je n’ai pas eu l’occasion d’en faire beaucoup alors j’en profite.

La mise en route est difficile mais j’arrive à me mettre dedans après 30′. Le trafic automobile est régulier et mon attention est au max. Une pluie fine me réveille pour ma dernière fraction, je relance mon allure. Je suis content qu’il me reste encore du jus après 1h30.

Voici le contenu de ma séance : 45′, 45′ à 9km/h, 5′ de marche, 25′ à 9,4km/h.

Pourvu que cela dure!!!

Bilan de la semaine :

Quelle semaine!! J’ai tenu mon programme et je ne me sens pas trop fatigué, c’est que ça commence à venir !

Par contre, je lève un petit peu le pied la semaine prochaine avec 3 séances. D’une, nous partons vendredi en vacances et de deux je ne souhaite pas me griller : je suis à S-6 et la préparation est encore longue.

L’éternel insatisfait

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Toi runner, tu es le roi de la remise en question, le pro de l’auto critique, le génie de l’analyse. Et pour cause : tu es un éternel insatisfait.

Je te connais suffisamment pour savoir que tu vas me rétorquer que non, ce n’est pas vrai, que tu cherches juste à progresser, blablabla, blablabla.

Cependant, laisse-moi te rappeler, qu’en plus d’être une femme (ce n’est pas toujours une tare. Il y a même des jours où ça sert !), je suis une profileuse. Je te connais donc par cœur, toi et tes multiples personnalités.

Mais rassure-toi, l’éternel insatisfait n’est pas toujours dans l’auto-analyse. Il est aussi dans l’auto-flagellation… Mais pas n’importe laquelle : la vraie, la belle, celle qui fait mal mais qui fait aussi du bien. Je sens que tu ne me suis plus alors je t’explique :

Tu dis que les femmes sont compliquées mais tu l’es bien plus. Le runner éternel insatisfait est toujours dans la surenchère de la nullité lorsqu’il parle à un collègue. Ca pourrait donner une conversation de ce type :

–          Ah ! J’ai encore été mauvais. J’ai couru à 5,30’ au lieu de 5,25’.

–          Mais non, attends, ça va encore. Tu te rends compte, que pour moi c’est pire : je n’ai couru qu’à 5,35’. En plus, j’ai oublié de prendre mon gel au 25ème km.

–          Ah oui, effectivement mais t’étais un peu fatigué. Attends, t’as assuré quand même ! Parce que moi, en plus d’avoir couru comme un pied, et en plus d’avoir oublié mon gel, je n’ai pris que 112g de gatosport au lieu des 125g prévus. Je suis vraiment trop nul !

–          …

Bref ! On peut continuer longtemps ! Non mais les mecs là ! C’est abusé ! J’ai l’impression d’assister à une conversation entre copines du type :

–          Oh là là ! je me suis rasée vite fait sous la douche. Le résultat est épouvantable !

–          Oh non, ça va encore, t’as pas vu mes jambes !

–          Non mais je t’assure, les miennes sont pires que les tiennes. Regarde bien !

–          …

Ces conversations sur la nullité de l’éternel insatisfait servent en fait son égo.

En effet, en confiant ses  « erreurs », il attend en fait de son interlocuteur qu’il lui dise que non, il n’a pas été mauvais, que c’est un champion, qu’il l’admire, qu’il n’aurait pas fait mieux, etc…

Pire qu’une fille je te dis !!

 

Finalement, l’éternel insatisfait manque cruellement de confiance en lui. C’est à ça qu’on reconnait que ce n’est qu’un homme à la recherche de reconnaissance et pas un super héros à la recherche de perfection… Et moi, desperate sentimentale, je rajoute que c’est ce qui fait tout son charme…

P.S : Mieux vaut éviter la confrontation avec la grande gueule afin d’éviter que notre charmant éternel insatisfait ne tombe dans la dépression avec une conversation du genre :

–  J’ai encore été mauvais. J’ai couru à 5,30’ au lieu de 5,25’.

– Ah ! C’est sûr ! T’as même été plus que mauvais. Si t’avais pris le gel au 10ème et si t’avais pas mangé au 5ème. T’aurais gagné 10 secondes… Fallait m’écouter !

Running Man en Mode Desperate Runner’s Friend

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Ce week end, nous étions sur l’étape de tour : Alberville – La Toussuire organisée par Mondovélo pour supporter le boss. 148Km, 3 cols hors catégories et à peine 20km de plats sur tout le parcours : voilà de quoi l’occuper un moment!!

Veille de course : Les filles restent à la Toussuire et je suis avec le boss pour retirer son dossard. L’ambiance est détendue et nous rencontrons de très sympathiques bénévoles. Bien sûr, l’étude du parcours est notre principale préoccupation et je me rends compte que ça ne va pas être de la tarte. Je suis limite un peu inquiet. Je garde la face car il a l’air confiant mais je pense qu’il flippe un peu.

Jour de course : Réveil à 5 heures!!

Il pleut!! Imaginez l’ambiance. Petit dej avalé, nous nous dirigeons vers le départ. La pluie se calme mais il y a toujours un peu de crachin.

Il entre dans le sas et je me constate qu’il n’est pas seul : 9000 coureurs, c’est énorme!!!

Le départ est donné. Le boss enfourche son vélo et il part à l’attaque de son challenge de ouf. Pris dans l’euphorie, je n’ai qu’une envie : le suivre.

Je rentre sur La Toussuire et une longue, très longue attente démarre. Les nouvelles sont peut rassurantes :

–          Les pros arrivent avec une heure de retard sur l’horaire prévu.

–          Le boss nous appelle à chaque ravito. Il nous indique que la chaleur est écrasante et que les coureurs abandonnent les uns après les autres.

–          Sa douleur au pied se réveille et est insupportable.

Il est dans la dernière ascension et nous nous dirigeons vers le dernier kilomètre. Les coureurs arrivent le visage fermé, harassés par l’effort. Nos encouragements ne les font pas bouger d’un cil, ils sont hermétiques.

Le boss est à 10km et à l’arrêt : plus de jus. Le stress est intense.

Je ne sais pas ce qui est le plus dur : être dans l’effort en souffrance ou attendre et être dans une extrême impuissance.

Franchement, je préfère la première option et nous décidons avec son fils de le rejoindre. En action, je me sens plus à mon aise et nous en profitons pour encourager tous les coureurs. Je suis bien placé pour savoir que cela faire toujours chaud au coeur.

Je scrute tous les coureurs un à un. Quel stress!! Est-il à l’agonie ou à t-il retrouvé ses forces? Je n’ai qu’une idée en tête le rejoindre et lui redonner de l’énergie.

Il arrive enfin!! C’est le soulagement!!

Je ne sais pas si ça va mais il a l’air frais. En tout cas, je suis soulagé. La ligne d’arrivée n’est plus très loin et nos Desperate non plus. Il termine glorieusement!!

Franchement, Bravo!!!

En guise de conclusion, 2 songes me viennent en tête.

Le premier : courir quand la famille nous attend donne l’envie de se dépasser. C’est la petite pensée qui va te souffler :Hé mec!! T’en peux plus mais tes proches comptent sur toi. Tu peux y arriver, tu dois y arriver! Alors, vas-y!! Je pense que je ne courrai pas si je ne partageais pas tout ça.

Le second : je remercie les DRW qui nous accompagnent parce l’inquiétude que l’on ressent est intense. Comment va t-il? Est-il blessé?

C’est trop dur d’être dans l’attente. Je préfère courir mais ma DRW et moi seront toujours là pour supporter le Boss!!

Rendez-vous, l’année prochaine!!!

CR 2 au 8 juillet : une semaine pied au plancher

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Je tire un enseignement de ma course du trail du loup : il faut que je me bouge car mes 50kms sont dans moins de 8 semaines…

Mais, je ne me suis pas entraîné ce week end car nous sommes allés sur l’Etape du Tour  Albertville-La Toussuire soutenir le Boss : 150Km dont 3 cols hors catégories en 9h30. Je suis impressionné ! Chapeau bas!!!

Mais, j’ai quand même pris le temps de réaliser 4 sorties de 45′ et 6,5 km chacune soit un total d’environ 26km. Afin de pimenter mes sorties, j’ai décidé de varier mes allures style. J’espère que cela sera payant.

Pour cette semaine, je reste sur ce rythme avec au programme 4 sorties dont une grosse sortie longue de 40′ + 2 X 40′ à allure 50km.

Loup, y es-tu ? La desperate a testé pour vous !

2012-06-30 17.10.00

Ce week end, c’était THE week end: potes, trail, soleil, barbecue géant, feu d’artifice, soirée dansante, piscine, et surtout … pas d’enfants ! (Oui, je suis une mère indigne et oui j’assume !!)

Je te vois venir, tu meurs d’envie d’en savoir plus ! Allez, je suis de bonne humeur, je vais satisfaire ta curiosité et m’étendre longuement sur notre week end de rêve !

Bon, comme je suis également fort sympathique, je te passe tous les détails du départ, du trajet, de l’arrivée, de l’installation, … Et j’arrive directement au samedi.

Samedi matin, réveillée par les petits oiseaux qui chantent un môme surexcité bien décidé à échauffer ses cordes vocales, je me lève de bonne mauvaise humeur (comme d’habitude !). Le p’tit dej’ passé, nous décidons de visiter le marché local afin de trouver notre déjeuner. Trail oui, Koh Lanta, non ! Puis nous nous dirigeons vers La Ville Aux Clercs afin de retirer les dossards de Running Man et de son acolyte Newbie pour participer au trail « Sur les traces du loup »

Arrivés sur place, nous(re)découvrons une ambiance fort sympathique. Munis de nos sacs, nous avons tous hâte d’y être. Dans quelques heures, ce sera le départ. Place à la préparation.

16H30, direction le départ ! Dans moins d’une heure, 1500 coureurs s’élanceront sous le soleil pour 17 ou 33km… Running Man et Newbie courront 17km. Le ton est donné dès la ligne de départ : la bonne ambiance est de rigueur : 1500 runners survoltés et un public encore plus déchaîné qu’à un concert de Patrick Bruel !

 

Et en plus, cadeau bonus : pour nous, cette année, l’organisation a tout prévu, mettant limite la desperate au chômage, car, oh ! surprise, un plan du parcours de desperate était fourni dans le package du runner. Les différents points auxquels nous pouvions nous rendre étaient indiqués avec le kilométrage de la course. Il est vrai que ne connaissant pas ni les lieux ni le parcours, il m’a été difficile d’encourager tous ces passionnés. Cette année, nous étions à 2 endroits différents et nous avons donc pu vivre la course. Je dirai même mieux : nous l’avons testé pour vous !

En effet, nous arrivons au premier checkpoint, une jolie maison de retraite avec une chapelle pleine de charme. Tout en visitant les lieux, nous tombons sur les bénévoles qui nous indiquent le chemin par lequel vont arriver nos vaillants amoureux. Ni une, ni deux, comme nous ne sommes pas des princesses, nous décidons d’aller tâter le terrain. Et oui, les desperates ont testé pour toi !

 

 

Bilan : Je confirme que notre rôle de desperate (peut –être un peu princesse…) nous convient parfaitement car :

–          Les moustiques et les tiques, ce n’est pas fantastique (je sais, elle est facile celle-là !)

–          Les hautes herbes et les branches, ça ne nous branche pas non plus (t’as vu, j’suis en forme hein ?!)

–          Vu ma petite taille, les fossés deviennent vite des ravins (on ne se moque pas !)

 

Bref, c’est avec beaucoup d’entrain et de courage que nous nous sommes finalement postées sur le bord du chemin, à l’ombre d’un arbre. Comme nous sommes des super desperates nous avons encouragé tous les coureurs du 17km du 1er au dernier à Running Man. Nous avons applaudi tout le monde avec une telle ferveur que nos mains s’en souviennent… Certes, je n’ai pas couru 17km mais je suis sûre que c’est aussi éreintant… Et attention le fameux « Mais qu’est-ce que tu en sais ? » ne fonctionne pas. Si tu suis bien, je te l’ai dis plus haut : la desperate a testé !

Bref, Newbie est arrivé le premier plutôt en forme suivi 20 minutes plus tard de Running Man plutôt liquide comment dire, … fatigué !

Vu la situation, nous avons décidé de nous rendre directement à l’arrivée. Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau le parcours. Je reconnais des participants croisés juste avant Newbie. Je propose alors à ma collègue de nous arrêter pour donner du boost à nos running men pour le dernier kilomètre.

Voilà, c’est fini… Nous sommes fières d’eux. Ils ont atteint leur objectif…

Nous terminons la journée en beauté avec un barbecue de folie, un splendide feu d’artifice et une soirée dansante endiablée !

 

L’organisation était plus que parfaite. Les bénévoles étaient plus que sympathiques et nous étions plus qu’enchantés !

Nous sommes redevenus, l’espace de quelques heures, des ados à qui on aurait donné la permission de minuit ! Pas d’enfants à surveiller, pas de contrainte d’horaire, aucune obligation, rien, nada !

D’ailleurs, nous avons prolongé ce moment le lendemain. Les images parlent d’elles-mêmes !

 

En attendant, nous n’avons pas vu le loup… Je sens que nous allons être obligés de revenir l’an prochain pour trouver ce petit chenapan !

 

Le trail du loup : un week end au Top

visuel-du-loup

Vendredi soir, nous rejoignons nos compères : Newbie et sa Desperate Runner’s Wife au camping le Val Fleuri. L’ambiance est déjà au beau fixe : vannes et bières. Tout y est !!

La chaîne météo nous prévoit des averses par intermittence pour le lendemain mais je reste persuadé qu’il va faire beau. J’ai confiance, le temps ne viendra pas gâcher la course.

Le lendemain, nous allons retirer nos dossards vers 13h comme ça, nous serons de retour au camp suffisamment tôt pour pouvoir se reposer un peu. J’avoue que les 3 heures de route de la veille et une semaine de folie pour préparer ce jour m’ont vidé. Je prends donc un peu de temps pour moi : C’est le calme avant la tempête…

Chaussures lassées et casquettes vissées sur les têtes, nous sommes sur la ligne de départ. Les derniers encouragements de nos DRW nous mettent dans de bonnes dispositions et nous sommes prêts à rugir !!

La musique « Thriller » de Mickael Jackson retentit et un feu d’artifice sonne notre départ. Ca y est on est enfin lâché ! 1500 loups attaquent les chemins du Loir et Cher en trombe.

Les premiers kilomètres sont très roulants et je passe les premiers obstacles (ballots de paille) avec facilité avant de m’enfoncer dans la forêt. La première côte calme mes ardeurs et je reprends mon rythme de base. En aparté, je viens de tuer ma chaussure droite. Le gel sort de la semelle et fait de la mousse. Trop bizarre !! Bon, je ne préfère pas y penser…

Le peloton s’étire et des petits groupes se forment. L’ambiance est relax et tout le monde est là pour passer un bon moment. C’est Cool !!

Mon souffle est de plus en plus court et je repense aux dernières semaines sans entraînement. Ça cogite. « J’aurai dû plus me bouger, j’aurai dû, j’aurai dû, j’aurai dû …  » Il est trop tard pour y penser. J’y suis et j’en profite.

Je fais le point sur mon temps toutes les 30 minutes et ma progression est irrégulière. Je remets du boost.

KM 12 : C’est le premier check-point avec les DRW. Il faut envoyer du bois !! J’accélère !! Et ouais, j’me la raconte un peu !!  Elles sont au taquet, enthousiastes et pleines d’entrain. Ça fait chaud au cœur.

KM 15 : J’arrive à la rivière et je la franchis à toute berzingue. My name is « Rambo ». Attention, je passe.

KM 16 : Les DRW me redonnent un brin d’énergie pour finir.

Ma montre affiche 2h. Il y a moyen d’être dans les temps de mon objectif de 2h15 !!! Je me secoue en me parlant : allez, allez !!!

Je vois la ligne d’arrivée. 2h13. Yes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Newbie est là et a tapé un super chrono : 1h54. Chapeau mec !!

Merci aux organisateurs et aux bénévoles qui nous ont fait passer de super moments avec un barbecue géant très convivial et un magnifique feu d’artifice.