Running Man en Mode Desperate Runner’s Friend

Tour_2012_stage_11_Albertville-La_Toussuire-Les_Sybelles

Ce week end, nous étions sur l’étape de tour : Alberville – La Toussuire organisée par Mondovélo pour supporter le boss. 148Km, 3 cols hors catégories et à peine 20km de plats sur tout le parcours : voilà de quoi l’occuper un moment!!

Veille de course : Les filles restent à la Toussuire et je suis avec le boss pour retirer son dossard. L’ambiance est détendue et nous rencontrons de très sympathiques bénévoles. Bien sûr, l’étude du parcours est notre principale préoccupation et je me rends compte que ça ne va pas être de la tarte. Je suis limite un peu inquiet. Je garde la face car il a l’air confiant mais je pense qu’il flippe un peu.

Jour de course : Réveil à 5 heures!!

Il pleut!! Imaginez l’ambiance. Petit dej avalé, nous nous dirigeons vers le départ. La pluie se calme mais il y a toujours un peu de crachin.

Il entre dans le sas et je me constate qu’il n’est pas seul : 9000 coureurs, c’est énorme!!!

Le départ est donné. Le boss enfourche son vélo et il part à l’attaque de son challenge de ouf. Pris dans l’euphorie, je n’ai qu’une envie : le suivre.

Je rentre sur La Toussuire et une longue, très longue attente démarre. Les nouvelles sont peut rassurantes :

–          Les pros arrivent avec une heure de retard sur l’horaire prévu.

–          Le boss nous appelle à chaque ravito. Il nous indique que la chaleur est écrasante et que les coureurs abandonnent les uns après les autres.

–          Sa douleur au pied se réveille et est insupportable.

Il est dans la dernière ascension et nous nous dirigeons vers le dernier kilomètre. Les coureurs arrivent le visage fermé, harassés par l’effort. Nos encouragements ne les font pas bouger d’un cil, ils sont hermétiques.

Le boss est à 10km et à l’arrêt : plus de jus. Le stress est intense.

Je ne sais pas ce qui est le plus dur : être dans l’effort en souffrance ou attendre et être dans une extrême impuissance.

Franchement, je préfère la première option et nous décidons avec son fils de le rejoindre. En action, je me sens plus à mon aise et nous en profitons pour encourager tous les coureurs. Je suis bien placé pour savoir que cela faire toujours chaud au coeur.

Je scrute tous les coureurs un à un. Quel stress!! Est-il à l’agonie ou à t-il retrouvé ses forces? Je n’ai qu’une idée en tête le rejoindre et lui redonner de l’énergie.

Il arrive enfin!! C’est le soulagement!!

Je ne sais pas si ça va mais il a l’air frais. En tout cas, je suis soulagé. La ligne d’arrivée n’est plus très loin et nos Desperate non plus. Il termine glorieusement!!

Franchement, Bravo!!!

En guise de conclusion, 2 songes me viennent en tête.

Le premier : courir quand la famille nous attend donne l’envie de se dépasser. C’est la petite pensée qui va te souffler :Hé mec!! T’en peux plus mais tes proches comptent sur toi. Tu peux y arriver, tu dois y arriver! Alors, vas-y!! Je pense que je ne courrai pas si je ne partageais pas tout ça.

Le second : je remercie les DRW qui nous accompagnent parce l’inquiétude que l’on ressent est intense. Comment va t-il? Est-il blessé?

C’est trop dur d’être dans l’attente. Je préfère courir mais ma DRW et moi seront toujours là pour supporter le Boss!!

Rendez-vous, l’année prochaine!!!

4 Responses to Running Man en Mode Desperate Runner’s Friend

  1. Christophe dit :

    Merci à toi pour ce sublime commentaire !!! Je m’y suis revu, une semaine après !!! C’était une grande aventure, c’est vrai, difficile, qui puise dans les derniers retranchements, mais qui est à refaire !!! Obligé !!! Vivement l’an prochain. Encore merci de m’avoir accompagné!!!! Biz

  2. Amélie dit :

    Enfin tu vois ce qu’on ressent quand on est supporter!!! Le stress et l’émotion et bien d’autres sentiments encore!
    Rendez vous à l’étape du tour de l’an prochain… et qui sait si dans quelques années tu n’auras pas envie de rejoindre les rangs des cyclistes, Céline deviendra alors comme moi une desperate cycling’s wife!

  3. Eponyme dit :

    Halàlàlà, les moments de doutes sur les courses… C’est aussi pour ça qu’on aime le sport ! :)

  4. sylvain dit :

    Je m’entraine et je ne cours que pour vivre des instants comme cela!!
    Vivement fin août!!

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