Monthly Archives: septembre 2012

S-9 : Une nouvelle semaine de reprise et les choses sérieuses commencent! (17-23 septembre)

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Mardi : 40′ de footing, c’est ma sortie du midi. Les jambes répondent favorablement et la motivation est bonne.

Par contre, je sais que la durée est insuffisante et il faut que je me sorte de ma zone de confort si je veux progresser. Alors, je me fais une promesse à moi-même : Vendredi, c’est une heure et pas moins.

D’ailleurs, je prévois le parcours à l’avance, comme ça, je ne laisse pas de place à l’improvisation!!

Vendredi : une séance de vma

Ma séance d’hier soir a été annulée à cause d’un problème de train. Alors, je ne veux pas manquer ma séance du jour.

D’ailleurs, je suis à bloc et je vais m’appliquer. Après 20′ de footing, j’enchaîne par des séries de talon-fesses, monté de genoux & co. Je suis fin prêt et j’enchaîne avec 8 fractions de 100m. Franchement, je me mets minable. Mes cuisses brûlent et mes mollets sont durs comme de la pierre. Mais, je suis satisfait. Ça va payer!! 20′ pour rentrer et ma journée continue.

Par contre en fin après midi, je suis très fatigué. Je n’ai plus l’habitude alors un massage avant de dormir me fait le plus grand bien. Cette séance me laissera des traces également samedi.

Dimanche : une sortie pour faire tourner les jambes

Chaussettes de contention au pied et poche d’eau sur le dos, je m’élance pour mon footing dominical. Je suis rapidement dans le rythme et le plaisir est au rendez-vous. 1h et 9km Ça fait plaisir!!

Bilan de la semaine :

Je sens que ça commence tout doucement à venir. Une bonne séance de VMA et de bonne sensation sur mon footing de dimanche me conforte dans ma dynamique de reprise.

D’ailleurs, je passe la seconde et j’embraye sur un cycle de 2 semaines spéciale VMA à raison de 4 séances dont 2 de VMA courte / longue et 2 footings lights pour récupérer.

Enfin la reprise!! (Semaine du 10 au 16 septembre 2012)

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Mercredi : Reprise en douceur!!

Plus de deux semaines sans running…, ce fut long mais il fallait bien ça pour recharger les batteries après mon échec sur les 50 kms de Sologne, fin Août.

D’ailleurs, je me suis bien ressourcé physiquement et je me suis fixé un objectif : 2H06 au semi marathon de Boulogne-Billancourt, le 18 novembre. Je n’ai qu’une envie : en découdre à nouveau avec le bitume.

Après tout ce temps la motivation est de retour et je m’élance ce midi vers le Bois de Vincennes. Tel un lapin, je pars sur un rythme assez élevé. Au diable la garmin, elle n’avait qu’à pas être déchargée!!

Mes soucis s’empilaient dans ma tête alors je peux enfin les évacuer. Ça fait du bien!! Le running c’est ma thérapie anti-con!!

J’ai de bonnes jambes alors je pousse la séance jusqu’à 50 minutes. Pas de fatigue, « ni de sieste au bureau », vivement demain!!

Jeudi : un peu de VMA!!

C’est le point faible de ma précédente préparation alors je l’intègre de suite à mon cycle de reprise. Je commence par 20′ de footing et j’enchaîne par 8x100m. Les 2 premières sont réussies par contre je peine sur les suivantes. J’insiste alors sur ma foulée en tirant sur mes bras et en montant les genoux. C’est un peu mieux.

Je finis par 10′ de retour au calme. Ca fait du bien de retrouver ses jambes!!

Dimanche

50′, 8km c’est ma sortie dominicale. J’apprécie l’instant car je redécouvre mon coin avec ses champs à perte de vue et ses chemins verdoyants. Avant l’été, je ne supportais plus l’endroit. Je le connaissais par cœur alors je prenais ma voiture pour aller ailleurs. Je suis content de ressentir ces bonnes sensations.

Par contre, j’ai sous-estimé la chaleur. Sans gourde, j’ai tiré la langue!! Il faut j’y pense la prochaine fois.

Bilan de la semaine

3 séances pour une semaine de reprise c’est parfait. 4 séances la semaine prochaine et ça sera le top. Mes priorités sont : reprendre le running avec la logistique qui va avec et me faire faire plaisir.

Pour la VMA, je me prévois un cycle intensif de deux semaines.

 

Remember : Mon Marathon de Paris 2011, Une aventure humaine extraordinaire

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Il est 5h du mat et le réveil retentit. Nous sommes le 10 avril 2011 et c’est le jour du Marathon de Paris. Après des mois de préparation, le grand jour est enfin arrivé. La casa se réveille doucement et je suis déjà dans ma course. Entre concentration et excitation, la bonne humeur est de la partie pour que cette journée soit inoubliable.
Qui sont les membres de la Team qui m’entoure ?
Christophe, aka « The Boss », sera mon lièvre pour toute l’aventure. Avec ses 10 marathons au compteur dont un en moins de 3h, il connait tous les rouages de cette course et il sera mon premier soutien sur le macadam.
Ensuite, mon père, aka « The Patriarche », sera mon 2ème lièvre pour les 12 derniers kms. Et oui, vu son grand âge, il concentrera ses efforts sur la fin de l’épreuve !!
Puis, nous avons nos deux « Desperate Runner’s Wive » responsables de la logistique en la personne de Céline et d’Amélie. Celles-ci nous ont confectionné de superbes maillots pour l’occasion et ont étudié le parcours sous toutes les coutures pour déterminer les points de ralliement des supporters.
Enfin, il y a Frantz, aka « The Brother ». Son soutien sera d’une importance cruciale.
Un petit clin d’œil à ma petite maman qui est restée garder Axel et ses cousins et qui aurait souhaité être de la partie.
Et bien sûr, je suis là : Pas moyen de m’échapper !!
Le Départ
Après une série de photos sous l’Arc de triomphe, nous laissons nos supporters rejoindre le 1er point de rendez-vous et nous nous engageons dans le sas de départ : nous voici maintenant dans les starting blocks.
40 000 participants, c’est énorme !! Une tape dans la main de Christophe et un échange de regards déterminés nous transforme en Marathonien d’un jour.
La Course
Le coup de feu retentit et nous nous élançons sur la plus belle avenue du monde. Nous tenons fièrement une banderole à l’attention du fils de Christophe pendant le premier kilomètre en espérant qu’il la voit à la télé… et il l’a vue (quelques jours plus tard !!)
Les 1ers kms commencent à défiler et je tiens la super forme. Nous avalons les premiers kms en 6 minutes. Le premier ravito arrive déjà et immédiatement Christophe se met à mon service tel mon fidèle « Bernardo ». De plus, il n’arrête pas de m’encourager ce qui m’aide énormément. Spéciale dédicace au Boss : THANK YOU SO MUCH !!
Nous voici au 6ème km et l’équipe des supporters fait preuve d’une cohésion digne de nos champions du monde de Handball avec Frantz en éclaireur et les photographes ensuite. Les 10 premiers kilomètres sont courus en 1h05, nous sommes dans les temps. (avec une pause pipi en prime !!)
Nous arrivons maintenant au semi et je commence à ressentir un peu la fatigue ainsi que la chaleur. Pour rappel, les conditions météo du mois d’avril étaient relativement exceptionnelles et la température avoisinait les 25°.
Nous retrouvons l’équipe des supporters au 23ème km. Leur présence me surprend car je les attendais avant. De plus, je suis un peu en difficulté donc un petit signe et je ne m’attarde pas. J’ai trop peur de me refroidir. Céline me dira plus tard que j’avais déjà l’air désorienté. Imaginez son angoisse pour la suite…
Un ravito plus tard, nous attaquons les grosses difficultés du parcours. Le passage des 4 ponts : Alexandre III, Alma, Napoléon, … Il m’en manque un et ils sont dans le désordre mais ce n’est pas grave. C’est évidemment le moment de faire une erreur… Et oui, tout allait bien jusque là !!
Je me mets à marcher dans les montées pour sortir des ponts. A partir de ce moment, je souffre de la chaleur et les muscles de mes jambes se transforment en béton. C’est le début des ennuis. Le Boss commence aussi à souffrir de frottements mais je sens qu’il en a encore sous le pied !!
Nous arrivons aux 30kms et nous sommes rejoints par « The Patriarche » qui nous emboîte le pas. The Patriarche et The Boss font le point et moi je me dis que la galère ne va plus durer que 12 kms.
Je prends le temps de faire un petit bilan :
+ Mon esprit est clair et ma détermination intacte.
+ Mon cœur est au top puis que je ne suis pas essoufflé
+ Par contre, mes jambes sont de + en + dures et j’ai du mal à plier les genoux.
A partir de cet instant, The Patriarche entre en scène et ne me lâche plus. « Aller on y va, on court, on s’arrête pas, on plie les genoux… C’est à partir de ce moment là que l’on gagne des places… Regarde tous ces cadavres, … »
En bref, tout pour m’aider !! Mais, je vous ne cache pas qu’à un moment je l’ai détesté et que je me suis demandé ce que je faisais dans cette galère !! Bon, il y a du monde qui nous attend il faut y aller. Je fais donc le dos rond et nous continuons avec quelques arrêts étirement.
L’arrivée
Nous sommes au 40ème kms et nous parcourons une longue ligne droite interminable. Je n’en peux plus et je marche. Puis au virage, nous repartons.
Et enfin, le moment que j’attendais, le moment tant souhaité, rêvé, se produit. L’équipe des supporters est là au grand complet. A partir de cet instant, le temps se fige. Céline court vers moi et me prend la main. Frantz me tient par les épaules et me porte. Je me remplis d’une émotion intense. C’est énorme !! Amélie courts vers Christophe et l’embrasse. J’ai du mal à vous décrire ce qui ce passe. Tout ce que je sais c’est que cet instant de bonheur restera longtemps dans nos mémoires.
Je retrouve la patate et je franchis enfin la ligne d’arrivé en 5h41 : Fatigué mais heureux !
Merci à tous pour votre soutien.

Chronique du livre : Jeannie par Longo

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Mais qu’est-ce qu’il fait ? C’est un blog de running et il va nous parler de cyclisme. Dans le titre, il y a aussi Emotion c’est pourquoi je vous fait part de toute les histoires qui me touchent. La 1ère sera celle de Jeannie Longo, la sportive préférée des français.

Son palmarès est extraordinaire, sa longévité impressionnante et je trouve que c’est une sportive qui nous ressemble.

Une championne qui a du caractère
Elle est à part et ne rentre dans aucun moule. Elle en est presque râleuse quand elle se bat contre vents et marées pour faire connaître le cyclisme féminin. La fédération ne la soutienne pas alors elle organise ses déplacements et sa préparation elle-même. Mais, elle tient bon car elle n’est pas seule.

Une championne généreuse
Elle a beau être seule dans l’effort, elle ne l’est pas dans sa tête. Son mari est toujours présent. C’est son confident, amant et manageur. Ils partagent tout et il sait tirer le meilleur d’elle-même. En toute confiance, elle se donne à fond.
Au quotidien, elle partage son expérience avec d’autres athlètes et participe à la vie associative de son environnement.

Une championne au quotidien normal
Au haut niveau, le cyclisme est un sport qui réclame une discipline de fer et rester compétitive est une équation difficile à résoudre. Pourtant, les ingrédients sont simples : bien-être dans l’assiette et régularité à l’entraînement selon ses envies.
Elle fonctionne par cycles intenses à l’approche d’une compétition et d’autres plus cools dans les périodes calmes !

J’ai beaucoup apprécié ce livre, facile à lire. Entrer dans l’intimité d’une championne est renversant. Ses voyages et ses courses, nous font vivre son quotidien avec passion.

Par Jeannie Longo, 2010, édition : Le Cherche midi, 180 pages.

Mon abandon, le débrief!!

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Après l’émotion, je vais maintenant essayer de comprendre ce qui c’est passé pour pouvoir repartir. Pour ne rien vous cacher, je bouillonne déjà et mes gambettes n’ont qu’une envie : allez courir ! Mais place à la récup, c’est primordial. Encore 7 jours avant la reprise!!

Pour revenir à la course… Qu’est-ce qui a fonctionné ?

Mon entente avec le boss : au top. Tel le copilote expérimenté qu’il est, il m’a vraiment bien guidé. Il faut qu’il reste en forme en forme parce qu’il va y avoir d’autres aventures!

Les supporters : nickel!! Energie et bonne humeur, tout ce qu’il faut pour booster le mental.

Les ravitos : je me suis alimenté exclusivement en eau et en boisson isotonique. Je pense que c’est la bonne formule même si j’ai parfois été ballonné.

Par contre, quelles sont les raisons de mon échec?

La principale raison est un manque de confiance dûe à un manque d’entraînement. Je pense que tout part de là.

Je n’ai pas réussi à me mettre dans un état d’esprit de gagnant que cela soit avant ou pendant la course. Je me suis donc dit que j’allais partir plus vite que prévu pour finir plus vite. Grave erreur!! Enfin, avec la petite expérience que j’ai, je me suis dis que j’allais gérer. « Ce n’est que un Marathon + 8 km ». Je n’ai peut être pas pris la mesure de la difficulté de l’épreuve.

J’en tire la conclusion suivante : je pense que la réussite d’une telle course réside dans une somme de petit détail auxquels il faut prêter une attention particulière.

Exemple :

Prendre un jour de repos la veille,

Ne pas avoir de coupure dans l’entraînement

Ne pas douter avant que la course n’est démarrée.

N’avoir à l’esprit que la réussite!!

Après tout ça, je suis remonté à bloc et j’envisage déjà ma prochaine épreuve : le semi-marathon de Boulogne-Billancourt, le 18 novembre, avec pour objectif un temps de 2h06. Je ne me suis jamais accroché à un tel objectif mais j’ai comme un déclic. Maintenant je ne vais plus me laisser porter par mes jambes et de temps en temps le mental prendra le dessus.

Aujourd’hui, je veux performer et envoyer du bois !