Remember : Mon Marathon de Paris 2011, Une aventure humaine extraordinaire

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Il est 5h du mat et le réveil retentit. Nous sommes le 10 avril 2011 et c’est le jour du Marathon de Paris. Après des mois de préparation, le grand jour est enfin arrivé. La casa se réveille doucement et je suis déjà dans ma course. Entre concentration et excitation, la bonne humeur est de la partie pour que cette journée soit inoubliable.
Qui sont les membres de la Team qui m’entoure ?
Christophe, aka « The Boss », sera mon lièvre pour toute l’aventure. Avec ses 10 marathons au compteur dont un en moins de 3h, il connait tous les rouages de cette course et il sera mon premier soutien sur le macadam.
Ensuite, mon père, aka « The Patriarche », sera mon 2ème lièvre pour les 12 derniers kms. Et oui, vu son grand âge, il concentrera ses efforts sur la fin de l’épreuve !!
Puis, nous avons nos deux « Desperate Runner’s Wive » responsables de la logistique en la personne de Céline et d’Amélie. Celles-ci nous ont confectionné de superbes maillots pour l’occasion et ont étudié le parcours sous toutes les coutures pour déterminer les points de ralliement des supporters.
Enfin, il y a Frantz, aka « The Brother ». Son soutien sera d’une importance cruciale.
Un petit clin d’œil à ma petite maman qui est restée garder Axel et ses cousins et qui aurait souhaité être de la partie.
Et bien sûr, je suis là : Pas moyen de m’échapper !!
Le Départ
Après une série de photos sous l’Arc de triomphe, nous laissons nos supporters rejoindre le 1er point de rendez-vous et nous nous engageons dans le sas de départ : nous voici maintenant dans les starting blocks.
40 000 participants, c’est énorme !! Une tape dans la main de Christophe et un échange de regards déterminés nous transforme en Marathonien d’un jour.
La Course
Le coup de feu retentit et nous nous élançons sur la plus belle avenue du monde. Nous tenons fièrement une banderole à l’attention du fils de Christophe pendant le premier kilomètre en espérant qu’il la voit à la télé… et il l’a vue (quelques jours plus tard !!)
Les 1ers kms commencent à défiler et je tiens la super forme. Nous avalons les premiers kms en 6 minutes. Le premier ravito arrive déjà et immédiatement Christophe se met à mon service tel mon fidèle « Bernardo ». De plus, il n’arrête pas de m’encourager ce qui m’aide énormément. Spéciale dédicace au Boss : THANK YOU SO MUCH !!
Nous voici au 6ème km et l’équipe des supporters fait preuve d’une cohésion digne de nos champions du monde de Handball avec Frantz en éclaireur et les photographes ensuite. Les 10 premiers kilomètres sont courus en 1h05, nous sommes dans les temps. (avec une pause pipi en prime !!)
Nous arrivons maintenant au semi et je commence à ressentir un peu la fatigue ainsi que la chaleur. Pour rappel, les conditions météo du mois d’avril étaient relativement exceptionnelles et la température avoisinait les 25°.
Nous retrouvons l’équipe des supporters au 23ème km. Leur présence me surprend car je les attendais avant. De plus, je suis un peu en difficulté donc un petit signe et je ne m’attarde pas. J’ai trop peur de me refroidir. Céline me dira plus tard que j’avais déjà l’air désorienté. Imaginez son angoisse pour la suite…
Un ravito plus tard, nous attaquons les grosses difficultés du parcours. Le passage des 4 ponts : Alexandre III, Alma, Napoléon, … Il m’en manque un et ils sont dans le désordre mais ce n’est pas grave. C’est évidemment le moment de faire une erreur… Et oui, tout allait bien jusque là !!
Je me mets à marcher dans les montées pour sortir des ponts. A partir de ce moment, je souffre de la chaleur et les muscles de mes jambes se transforment en béton. C’est le début des ennuis. Le Boss commence aussi à souffrir de frottements mais je sens qu’il en a encore sous le pied !!
Nous arrivons aux 30kms et nous sommes rejoints par « The Patriarche » qui nous emboîte le pas. The Patriarche et The Boss font le point et moi je me dis que la galère ne va plus durer que 12 kms.
Je prends le temps de faire un petit bilan :
+ Mon esprit est clair et ma détermination intacte.
+ Mon cœur est au top puis que je ne suis pas essoufflé
+ Par contre, mes jambes sont de + en + dures et j’ai du mal à plier les genoux.
A partir de cet instant, The Patriarche entre en scène et ne me lâche plus. « Aller on y va, on court, on s’arrête pas, on plie les genoux… C’est à partir de ce moment là que l’on gagne des places… Regarde tous ces cadavres, … »
En bref, tout pour m’aider !! Mais, je vous ne cache pas qu’à un moment je l’ai détesté et que je me suis demandé ce que je faisais dans cette galère !! Bon, il y a du monde qui nous attend il faut y aller. Je fais donc le dos rond et nous continuons avec quelques arrêts étirement.
L’arrivée
Nous sommes au 40ème kms et nous parcourons une longue ligne droite interminable. Je n’en peux plus et je marche. Puis au virage, nous repartons.
Et enfin, le moment que j’attendais, le moment tant souhaité, rêvé, se produit. L’équipe des supporters est là au grand complet. A partir de cet instant, le temps se fige. Céline court vers moi et me prend la main. Frantz me tient par les épaules et me porte. Je me remplis d’une émotion intense. C’est énorme !! Amélie courts vers Christophe et l’embrasse. J’ai du mal à vous décrire ce qui ce passe. Tout ce que je sais c’est que cet instant de bonheur restera longtemps dans nos mémoires.
Je retrouve la patate et je franchis enfin la ligne d’arrivé en 5h41 : Fatigué mais heureux !
Merci à tous pour votre soutien.

4 Responses to Remember : Mon Marathon de Paris 2011, Une aventure humaine extraordinaire

  1. Eponyme dit :

    Hahaha,les paroles du patriarches valent leur pesant d’or ! Parfois on ramasse les cadavres, parfois, nous sommes dans les cadavres, c’est le jeu de la course à pied. :)
    Bravo pour ton marathon en tout cas, et pour le récit, toujours dynamique et plein d’humour.

  2. sylvain dit :

    Franchement, le patriarche je lui aurais bien tordu le cou mais bon il était là pour m’aider alors je dis rien.
    Tu parles des cadavres. ça me fait penser à un petit mot du boss lors de ma course en sologne : il y a toujours un moment ou l’on souffre et on se dit que c’est la dernière fois que je m’embarque dans cette galère mais c’est tellement bon qu’on y revient!!

  3. Ah la la! Le marathon 2011! Quelle aventure vécue avec tant d’émotions et accessoirement des hormones au max! ;-)
    Une belle aventure en tout cas!!!

  4. sylvain dit :

    Et, il y en aura encore d’autres!!

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