Monthly Archives: octobre 2012

Le runner addict

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Et oui, Runner, je ne suis pas prête de te laisser tranquille. Je vais continuer de te pister, te décoder, te décortiquer, te psychanalyser et ce pour plusieurs raisons :

–          Je suis pointilleuse.

–          Je mets toujours le doigt sur une incohérence, un défaut, enfin un truc quoi.

–          J’aime t’observer (un poil serial killer psychotique sur les bords !).

–          Bref, je suis une femme.

Attention, aujourd’hui, une fois de plus, tu t’aventures sur le chemin sinueux et escarpé des sentiments de la Desperate. Je me livre chaque article un peu plus… C’est ça les femmes… Moins on veut en dire et plus on en dit ! Mais finalement, blogguer, c’est un peu ça : coucher sur la toile des expériences, des sentiments, des tranches de vie qui seront lues par des amis, des inconnus et qui au final, soulage notre conscience…

Il y a peu de temps, Running Man écrivait dans un de ses CR qu’« entre un anniversaire et des bricoles », il a quand même réussi à caser une petite sortie. En clair, il n’avait pas pu s’entraîner comme il le voulait.

Autant te dire que cette malheureuse phrase m’a légèrement (pas mal ?) carrément piqué… En effet, l’anniversaire en question (ou plutôt les anniversaires), c’était celui de son fils ET celui de sa femme. Ce n’était pas celui du voisin, du collègue, de la boulangère, du pharmacien, du chat, … C’était un bon moment en famille.

En plus, cet anniversaire a une signification vraiment particulière pour moi. Mon père et moi avons toujours fêté nos anniversaires ensemble. 14 jours séparent nos 2 dates. La dernière fois, c’était en 2009, après la naissance de Grognon : Mon 1er anniversaire de maman ! Quelques mois plus tard, un cancer l’a emporté. Puis, en 2011, Dormeur est arrivé le jour de MON anniversaire (sur le coup, je me serai bien passée du cadeau…). Et cette année, nous soufflions sa 1ère bougie. A défaut de fêter ce jour avec mon père, désormais, ce sera avec mon fils…

Ce jour-là, ce samedi, c’était le jour J : le 06 octobre… Dormeur a un an et moi j’en ai 20 25 29. Toute ma famille est là. On déguste un repas gargantuesque (préparé avec amour et beaucoup de calories), on passe un bon moment, on discute, on rit, 4 générations sont réunies. Ma grand-mère donne à manger à son arrière-petit-fils. C’est beau à voir, à vivre. Ce sera d’ailleurs la dernière fois puisque notre doyenne nous quittera 10 jours plus tard…

Bref, je papote, je papote  mais je ne vais pas à l’essentiel. Je m’égare. Il faut se rendre à l’évidence : Running Man est un drogué, un vrai. Et ce jour–là, il n’a pas eu sa dose.

Ca comptait plus que tout pour lui et peu importe la raison pour laquelle il a dû renoncer à l’entraînement prévu. Running Man est un drogué de la course à pied, de l’endorphine procurée par cette activité et de tout ce qui est de près ou de loin lié au running.

D’habitude, je ne lui en veux pas. Au contraire, je suis la 1ère à le soutenir dans cette passion et à prendre mon rôle de Desperate Runner’s Wife très au sérieux. Il faut cependant remédier au problème.

Comme je ne peux pas l’envoyer en cure de désintox (il faudrait au préalable que je me désintoxique de lui…), je me dois de l’aider. Il en va de mon devoir de Desperate !

Phase 1 : repérer les signes de l’addiction et du manque qui y est associé.

–          Il devient aigri quand il manque une séance.

–          Il remet toute sa vie de runner en question quand il n’a pas été à la hauteur de ses objectifs.

–          Il remet en cause tout son plan d’entraînement quand il loupe une séance.

–          Il regarde si une course se déroule près de notre lieu de vacances ou pire il choisit la destination en fonction d’une course : Cannes c’est bien, Vierzon, c’est mieux en plus il y a les 50km de Sologne !

–          Il sombre dans une profonde dépression au moindre écart rien qu’en pensant aux conséquences de celui-ci sur ses performances.

–          A peine la ligne d’arrivée franchie, il pense déjà à la prochaine course.

–          Il ne part jamais en week-end sans sa crème relaxante et ses chaussettes de contention, au cas où… D’ailleurs, la sortie running est prévue !

–          Il achète des magazines de running qui parlent tous du même sujet en caressant le mince espoir que celui-ci sera différent des autres et qu’il lui apportera la solution miracle pour lui faire gagner 8 secondes.

–          Il sait calculer sa VMA de tête alors qu’il n’a jamais eu la moyenne en maths.

–          Il court à 5h du mat’ avant d’aller au boulot en plein hiver peu importe le temps et la température extérieure.

–          Il a un espace running chez lui dans lequel il met ses médailles, ses dossards, son plan d’entraînement, un espace si bien organisé que même le FBI l’envie…

Phase 2 : traiter l’addiction.

Et là… Bah… Euh… Je n’ai pas de remède ! D’habitude, on traite l’addiction par des médocs mais aussi par une hygiène de vie plus rigoureuse prenant en compte le sport. Mais comment traiter une addiction au sport ? C’est quand même une addiction saine…

J’opte donc pour la méthode « femme rancunière » qui consister à faire comprendre à running man qu’il a été trop loin, qu’il m’a blessée et que des excuses (que j’ai eues) ainsi que des fleurs (que j’attends toujours…) seraient un plus non négligeable et contribueraient nettement à l’amélioration instantanée de notre relation même si celle-ci ne s’est pas vraiment dégradée (mais ça, il ne le sait pas !)

Hop hop hop, je t’arrête tout de suite runner moqueur !  Toutes les femmes ne développent pas ce côté de leur personnalité. Certaines, dont je fais partie, mettent entre parenthèse cet aspect pour ne le mettre en valeur que dans des cas extrêmes. Or, dire que mon anniversaire et celui de notre progéniture n’est qu’un anniversaire en fait partie.

Bon OK, je vais peut-être un peu loin. Certes, j’exagère un peu. Je te l’accorde, je suis autant une droguée du sentiment qu’il l’est du running.

Après tout, à chacun son addiction. C’est un running addict et je suis une running man addict. Et puis, tant que nous sommes heureux, que nous avons notre équilibre, pourquoi changer ?

Alors bon, je le dis une dernière fois :

Mon Running Man, mon chou, mon amour, si tu m’aimes au moins autant que le running, merci de ne pas caser de séance aux alentours du 6 octobre et merci de ne pas sombrer dans une profonde dépression pour ce léger couac dans ton plan d’entraînement de #@&%!!!.

Affectueusement,

Ta Desperate.

 

S-6 et S-5 du 8 au 21 octobre

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S-6 : Du bon boulot !! (8 au 14 octobre)

Mardi

3 X (500m, 200m) c’est le contenu de ma séance. Les distances, je les ai réalisées par contre pour les temps je suis dans le flou. Et oui, j’ai encore oublié mon garmin mais mes sensations sont au top. C’est déjà ça !!

Plus j’enchaîne les séances sur piste et plus je suis en confiance. Rituel d’échauffement, visualisation des distances, tout donner sur une distance déterminée, je peux presque vous avouer que ça commence à me plaire et je sens que ça va porter ses fruits !

Jeudi

Un 5000 mètres à 28’20 m’attend ce soir. C’est comme une mini course. Je me mets dans la même dynamique. Après 10’ tranquille, je m’élance en partant sur une moyenne de 10,4 km/h.

Les kilomètres s’enchaînent bien sauf qu’une petit gorgée d’eau avant de partir m’aurait fait le plus grand bien. De plus, le tiramisu du midi me reste sur l’estomac. « Je sais : honte sur moi, j’ai craqué mais c’est trop bon !!! »

Je finis mes 5000m en 29’40, très satisfait.

Vendredi

Après ma séance d’hier soir, je ne sais pas si mes jambes vont répondre à cette nouvelle sollicitation. Surtout que 3 fractions, de 1600m 1200m et 800m, m’attendent.

Je les réalise à environ 10km/h de moyenne. Plutôt, pas mal.

Dimanche

S’il y a bien une sortie que j’appréhendai cette semaine c’était celle-ci. Cela doit faire bien deux mois que je n’ai pas couru plus d’une heure. Alors, j’ai eu un peu de mal à me lancer.

D’ailleurs, il m’a fallu une bonne demi-heure avant d’être bien. Puis, je tombe peu à peu dans l’ivresse du running. Quel plaisir !!

De plus, j’ai choisi un parcours plutôt plat alors je ne force pas trop.

1h30 et 13km plus tard, je prends une douche bien glacée pour récupérer. J’y suis arrivé sans m’arrêter c’est ma petite victoire du jour. Yes !!

Bilan de la semaine :

Quelle semaine !!

Vu la quantité qui m’attendait je ne vous cache pas que cette semaine m’inquiétait un peu et je me demandais comment j’allais encaisser cette fatigue.

Finalement, j’ai plutôt bien tenu le coup. Un bon sommeil et des massages réguliers m’ont bien aidé. Par contre, je lève un peu le pied cette semaine avec 3 séances car je sens venir la fatigue.

 

S-5 : (15 au 21 Octobre)

Mardi

Aujourd’hui, le moral n’y est pas et pourtant une séance costaud m’attend : 3 X (1000m et 500m). Mon rituel d’échauffement et un rayon de soleil m’aident à me mettre dedans. J’effectue ma série de 1000m en 5’ et de 500m en 2’40 environ. Je tire sur mes bras et mon regard lointain m’aide à tout donner. Je pense que je tiens le bon bout.

Vendredi : 5 x 100m

Quand je consulte le contenu de ma séance, je me dis que j’ai mal regardé car la séance est toute petite alors je me dis que je vais l’allonger.

Echauffement, gammes, gainage et je me lance pour ma première fraction en 22s. Je donne tout jusqu’à 80m puis je relève la tête. Je tiendrai les suivantes jusqu’au bout : 20s 19s 18s 20s.

J’ai vraiment réussi à faire le vide et à tout donner. Je suis vidé et je ne pensais pas que cela sera si violent.

Dimanche

Je suis sur les rotules. L’envie est là mais les jambes ne peuvent pas suivre. Alors, je reste auprès de ma desperate. C’est bien aussi !!

C’est le coup de pompe du milieu de programme. Est-ce que ça vous arrive ?

Moi, c’est un peu chronique à cette période : 6 semaines à plein régime et la forme baisse. Quand je regarde mon carnet d’entraînement, je constate effectivement que la quantité d’entraînement va crescendo jusqu’à son maximum la semaine passé. Alors, je culpabilise moins de m’accorder un peu de temps ce week-end avant de repartir et surtout je ne chamboule pas tout. En effet, j’ai tendance à tout remettre en cause quand quelque chose ne tourne pas rond : jour d’entraînement, quantité, qualité, ….

Mais, c’est juste normal de se reposer. Il faut que je m’y fasse et que je respecte les cycles.

Bon courage à vous,

Le diététicien

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Le runner et la diététique… C’est un peu comme les femmes et l’épilation:  c’est vital ! (Ca marche aussi avec les enfants et les colères, les profs et le stylo rouge, tic et tac, la desperate et son runnign man… !).

Un soir, alors que Running Man et moi regardions le reportage diffusé sur France 5 concernant l’UTMB. On voyait tous ces cinglés runners avec leurs gels, leurs bidons et leur mal de bide. Cela nous a amené à nous questionner (oui, nous sommes aussi une famille de philosophes !) sur l’alimentation. Et je me suis dit que vu le contenu de notre assiette (burgers maison/frites avec la tonne de ketchup/mayo qui va avec), cela était un comble ! Bref, l’idée m’est venue de réaliser le profil du diététicien.

Avant tout, runner, ne te vexe pas, ne te méprends pas, ne me tourne pas le dos : comme tu le sais si bien, j’informe mais jamais rarement, je me moque ! Si aujourd’hui tu es d’humeur susceptible, je te conseille alors de t’égarer sur d’autres articles du blog qui sauront te distraire tout autant sans pour autant te froisser.

Par contre, si tu as suffisamment de recul sur toi-même, alors aventure-toi dans une lecture un peu (beaucoup ?) ironique/moqueuse/réaliste sur ton possible rapport à l’alimentation…

Je m’en explique. L’autre jour, dans mon article, je parlais de desperate schizophrène. Mais, en écrivant celui sur le runner diététicien, je me rends compte qu’il y a pire !

Le runner diététicien est un savant de la nutrition. Il a un bac running option nutriments. Il connait le rôle de chacun d’entre eux dans notre organisme et la quantité exacte au mg près que l’on doit ingérer quotidiennement en fonction de notre activité ou de notre objectif. Il n’a pas besoin de regarder les informations nutritionnelles des produits qu’il achète, il les connait par cœur. Par ailleurs, il connait les différentes sortes de lipides et sait lesquels sont bénéfiques et lesquels sont nocifs. En cas de doute, n’hésitez pas à demander à votre pharmacien runner diététicien !

Le runner diététicien est un Jack Bauer de la nutrition. Livré avec un compteur de calorie intégré (Rappelons que Jack a un GPS intégré et est capable de vous indiquer le nord en toute circonstance…), il traque le sucre et le gras avec un acharnement et une détermination sans pareils. D’ailleurs, laissez le runner diététicien mener l’interrogatoire d’un organisateur de complot politico-terroriste  et il avouera rapidement qu’il a mangé un M jaune/Q rouge/kebab la semaine précédente. Le seul problème étant que l’on reste au point mort quand à la localisation de la bombe… Reviens Jack, reviens !!!!!!!!!

Par ailleurs, le diététicien mène une campagne difficile afin de convaincre ses compatriotes, runners ou pas, d’adhérer au « manger sain ». Et ça marche ! Prenez Running Man… Maintenant, il ne sort jamais sans son eau en poudre et sa barre énergétique. Les seules choses auxquelles il ne touche pas pour le moment sont les gels (il n’est pas convaincu par leur goût) … mais tout peut arriver. A force de lire sur les blogs et forums des articles et posts sur ce sujet, il est convaincu ! Attention, je ne mets pas en doute pas les qualités nutritionnelles de ces produits, entendons-nous bien !

Ensuite, et ça, c’est le comble, nous sommes en France, pays de la gastronomie, du saucisson et de la baguette, du fromage et de la tartiflette. A chaque région, sa spécialité culinaire et son lot de calories/gras/sucres. Or, je ne vois pour le moment pas sur le marché une barre raclette ou un gel bourguignon ou encore un foie gras en poudre ! Attention, si vous êtes chef de projet dans le marketing, il y a un marché à prendre !!

D’ailleurs, quand on y pense, avec tous ces aliments en barre, ces gels énergétiques et ces boissons en poudre, on peut dire que le runner diététicien est un précurseur, un avant-gardiste de la gastronomie. Finalement, on lui doit le développement et la promotion de la cuisine moléculaire !

Enfin, il faudra tout de même faire attention aux interactions entre runners et veiller à ce que le diététicien ne croise pas le 1er de la classe et la grande gueule sous peine d’une interminable discussion afin de déterminer qui a raison !

Il faudra cependant qu’il veille à ce que :

–          le fétichiste diversifie son alimentation,

–          le prudent fasse un choix même si c’est éprouvant,

–          l’éternel insatisfait prenne ses gels au bon moment !

Pour conclure, surveiller son alimentation, prendre soin de son corps et de sa santé est parfaitement louable. Mais n’oublions pas aussi, souvent de temps en temps, le plaisir que peut nous procurer un bon petit plat de nos régions même s’il affole notre compteur interne ! En gros, il ne faut tomber dans les extrêmes: ils sont mauvais pour nous.

Dans un sens comme dans l’autre, restons dans le juste équilibre !

 

S-7 : Semi marathon de Boulogne Billancourt (1 au 7 octobre)

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Mardi : Une belle pyramide!

Je suis de retour sur la piste pour une nouvelle séance de VMA courte : 100m 200m 4X300m 200m 100m. Il y a une chose qui est claire : ma concentration doit être au max pour être efficace sinon mes fractions sont très irrégulières. Je m’y fait !

Jeudi : light

Je continue sur ma lancée du running light le jeudi. Entre obligations professionnelles et personnelles, je n’ai que peu de temps devant moi. Partant de là, instinctivement je force l’allure pour réaliser 4,8 km en 30 minutes. C’est pas mal du tout surtout qu’après une journée de taf, ça fait du bien.

Vendredi : une séance complète

Aujourd’hui, c’est du sérieux. 5 X 800m sont au programme. Du coup, je suis très concentré sur l’échauffement et j’enchaîne les gammes avec application. Puis, je réalise mes séries entre 4’05 et 4’15 soit environ à 12 km/h. Franchement, la dernière a été dure à finir mais je suis allé jusqu’au bout. Ça n’a pas été de la tarte mais ça donne confiance !

Enfin, Je termine ma séance par un peu de PPG soit abdos, gainage, … ça ne m’avait pas manqué… Mais, un grand gars m’a dit un jour que c’était indispensable pour progresser alors je m’exécute. D’ailleurs, j’en profite pour saluer le boss au passage !!

PS : Ma despesrate m’a aussi recommandé de travailler mes abdos mais pas pour les mêmes raisons !!!!!!!!

Dimanche : encore une nouvelle sortie light

Entre un anniversaire et des bricoles, j’ai quand même réussi à caser une petite sortie. Par contre, ce fût court : 30’ pour 4,5 km. La fatigue ne m’a pas poussé à faire plus.

Bilan de la semaine :

Et bien, je suis très satisfait de ma semaine. 4 séances sur 4 dont 2 de VMA sur piste, c’est parfait !!

J’ai de bonnes sensations et mon programme à venir me met en appétit. D’ailleurs, je vais me surveiller niveau alimentation car je me laisse aller… Vous devez connaître le syndrome de la fringale dévastatrice après la séance de fractionné du midi !!

Ma première sortie longue 1h30 m’attend dimanche prochain alors je vais bien m’y préparer.

La desperate se met à nu…

psy

Ami runner,

Stop! Ne laisse pas libre cours à ton imagination, je ne pourrais pas supporter d’être à l’origine d’une si immense déception! Je me mets à nu, oui, c’est vrai mais c’est mon esprit (certes un peu fouilli!) que je te dévoile.

Tu commences maintenant à me connaître mais si tu ne le sais pas encore, sache que dans la tête de la desperate, c’est un éternel bordel… Je te concocte un article tout droit sorti de mon esprit tordu. C’est un peu comme pour un feu d’artifice : les idées suivent toutes la même trajectoire mais il arrive un moment, où tout se disperse. Je me dis que par moments, je ne dois pas être toute seule là-dedans ! La desperate schizophrène ? Une idée à développer ! Après les profils de runners, je me lancerai bien dans les profils de desperate afin d’explorer tous ses travers ! Arf ! Voilà que je m’égare encore…

Revenons au sujet du jour : le temps passe. Il ne me reste plus qu’un an avant le changement de décennie et comme c’est la mode en ce moment, je me suis décidée : le changement, c’est maintenant !

Commençons par un petit bilan : plus de tabac depuis 19 mois, 2 superbes enfants survitaminés mais apparemment pas dopés aux anticorps (saleté d’asthme !)…,  un mari au top mais hyper hyperactif, un boulot ultra envahissant (j’ai comme l’impression d’avoir 28 enfants supplémentaires pendant 10 mois !), une vie à 200 km/h…

Si je résume la situation, je n’ai pas beaucoup le temps de m’occuper de … moi ! J’ai donc décidé qu’après 2012 année de la loose et du blues, je déclare 2012, année du move et du groove !

Grâce à un soutien sans faille de mon Running Man, je me prends en main. Ainsi, je fais désormais au moins 3 heures de sport et de pur plaisir par semaine. Le programme est le suivant : 1h de fitness et 1h de danse le mardi soir et 1h d’aquagym le jeudi soir. Je compte même me rajouter une séance de Zumba ou de vélo elliptique le week end si j’en trouve le temps mais surtout l’énergie !

Je suis super enthousiaste et ultramotivée alors que je n’ai commencé qu’il y a à peine 3 semaines mais croyez-moi, quel plaisir de sentir son corps ! Certes, ami Runner, je sais que tu sais déjà tout ça mais quel plaisir de le dire !

J’ai toujours aimé la danse. J’ai arrêté après 15 ans de pratique par manque de temps (je sais, l’excuse est facile !) et la reprendre après presque 10 ans d’arrêt est un réel plaisir. Retrouver de la coordination, de la souplesse, du plaisir…

Je me rends compte que j’ai beaucoup pris soin des autres pendant les dernières années en me plaignant de ne jamais avoir de temps pour moi. Mais finalement, avec du recul, avais-envie de temps ? Avais-je envie de m’occuper de moi ou qu’on s’occupe de moi? Au final, je me complaisais dans cette situation. Mais voilà, c’est devenu insupportable. Je n’ai jamais l’occasion de me retrouver avec moi-même, de penser autre chose que le traditionnel enfant/maison/boulot …

Je me sentais comme enfermée. J’étouffais. Il  fallait absolument trouver une solution. Je devenais infernale, caractérielle, énervée, stressée. Je n’ai pas honte de le dire : j’aime mon mari, mes enfants, mon boulot mais j’aime aussi avoir une partie de ma vie sans enfant, sans mari et sans boulot ! Il m’en aura fallu du temps pour ne pas culpabiliser de penser ça. En effet, il est d’usage que toute femme et mère de surcroît se doit d’être dévouée corps et âme à sa famille mais je n’y arrive pas.

Bref, j’avais besoin d’air, d’oxygène. Je me suis donc octroyés des instants de liberté qui ont pour but de rééquilibrer ma vie et de lui redonner un sens autre. Je sais, je ne suis pas bien claire mais mes personnalités et moi-même nous comprenons !

Bref, tout ça pour te dire, oh cher ami runner, que l’équilibre, je commence à le trouver. Je m’évade 3 heures par semaine. Je fais du bien à mon corps (je gagne en souplesse, en endurance) mais aussi à mon esprit.

Alors voilà, maintenant, je peux dire, je peux crier, je peux hurler, je peux m’égosiller et même m’époumoner :

J’AIME MA VIE, MON RUNNING MAN ET MES SCHTROUMPHS !!

S-8 : priorité à la VMA (24 au 30 septembre)

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Mardi : C’est le retour au bon vieux 30s / 30s.

Après mon échauffement, je m’élance pour 2 fractions de 10 minutes. Je tiens bien le rythme et la distance. On dirait presque que j’y prends goût!

Vivement, vendredi que je remette ça mais avec une série de 400m! Une autre histoire!

 

Jeudi : 40’ light
J’ai une grosse séance de VMA demain, alors ce soir je me fais plaisir. Les jambes tournent bien et la douceur du vent est agréable. Bref, petite sortie sympa.

Vendredi : VMA
Aujourd’hui, 8 x 400m sont au programme. Autant dire qu’il faut envoyer du bois.

Dès le matin, j’ai la tête à cette séance. Je les réalise avec une moyenne de 14km/h. Dur, Dur !! D’ailleurs, je jure de ne plus jamais gloutonner de « M » Jaune la veille d’un entraînement de ce type! Sinon, je suis satisfait de ma capacité à récupérer et avec beaucoup de concentration ma foulée devient de plus en plus souple.

Bilan de la semaine

3 séances de running réalisées sur 4 dont 2 de VMA
Ce week end pose de parquet ne m’a pas laissé une minute à moi. Tant pis pour le footing de récup!!!
Mais je suis relativement satisfait dans la mesure où mes 2 séances de VMA ont été efficaces. La semaine prochaine doit aller dans le même sens. D’ailleurs, mes sensations sont de plus en plus positives. Ça va le faire!!

Changement de cap pour cette nouvelle saison!!

aganda

Comme vous le savez, mon objectif ultime était de participer à un 100km en 2013. Mais aujourd’hui, je me rends compte qu’il va me falloir plus de temps pour y parvenir. Alors, je vais aborder les choses différemment.

Déjà, je vais me fixer un objectif chronométrique à tenir pour chaque course. Et pas, je pars pour environ un temps de … et je vois ce qui se passe. NON!! Ça peut vous paraître bizarre mais je ne me suis jamais mis de pression par rapport à ça.

Je me disais : je la joue sur le long terme et si aujourd’hui ça n’a pas trop marcher ce qui compte c’est la régularité.  A force, je  me suis installé dans une zone confort et j’ai du mal à en sortir. Du coup, je vais m’entraîner avec un objectif et ne pas le lâcher.

D’autre part, je vais participer à des courses plus tôt dans la saison afin d’avoir plus de rythme. J’ai choisi les suivantes :

semi marathon de Boulogne Billancourt en novembre

Ice trail en janvier (15km)

semi marathon de Paris en mars

marathon de Paris en avril

10km de Beauvais en Mai

Trail du loup fin juin (18km)

Mon 1er défi sera de réaliser 2h06 au semi marathon de Boulogne Billancourt. Je sais que ça va être court mais je déborde déjà d’envie dans découdre avec le bitume.

De plus, je sais que je peux réaliser le Marathon de Paris en moins de 5 heures. Je l’ai dans les jambes. Il y a plus qu’à …

Pour ça, je passe à 4 séances de running par semaine en mettant accent sur la VMA et une sortie longue qui en sera une. Je me comprends!! Mais surtout, il faut que je respecte mon plan d’entraînement à la lettre et pas un espèce de truc qui y ressemble tourné à ma sauce.

Enfin, perdre 4kg petits kilos ne serait pas du luxe car aujourd’hui je suis à 86kg pour 1m82.

Je sens que cette saison s’annonce pleine de rebondissement et de plaisir. Alors, J’en donne le Top départ!!!!

Bon courage à vous!!!