Les foulées de la rue by Amélie

Départ

Une petite idée germait dans ma tête depuis quelques temps, quand un matin de décembre, j’ai lancé à travers la maison « Je vais me mettre à courir, et si ça me plait, je tenterai bien les foulées de la rue »…

Et voici, comment je me suis retrouvée samedi 1er juin à 20h30 sur le pont de Paris (à Beauvais) flanquée de mon futur mari (the boss) qui poussait notre fils en remorque spéciale running, et du parrain de notre fils, qui n’est autre que notre célèbre running-man ! Ça c’est de l’escorte !

Je m’entrainais depuis quelques mois et avais forcé le rythme depuis quelques semaines. Mon objectif était d’abord de finir la course, mais si ça pouvait être entre 1h02 et 1h05, ça aurait été mieux.

Départ. Premier kilomètre bondé des spectateurs (dont mes parents, ma (future) belle-mère, les enfants du boss (on compte Q. dedans sinon on n’a pas fini), ma desperate préférée et un de ses marvel), et je comprends très vite qu’avec un bébé, on récolte BEAUCOUP d’applaudissements !

Les trois kms suivants se passent très bien, le boss m’indique mon temps, me donne des consignes. Impeccable !

Puis arrive le ravitaillement, et là, je fais l’erreur fatale de ne pas utiliser l’eau uniquement pour m’asperger, mais bois aussi une demi gorgée. Cette fameuse demi-gorgée, qui va me rappeler l’emplacement de mon estomac durant les cinq kms suivants et m’empêcher d’avancer ! Je rage donc intérieurement (et extérieurement) pendant cette deuxième partie de course, car je sens que mes jambes peuvent faire plus et que je n’ai aucun souci de souffle, mais ça me coupe toute énergie…

Heureusement, entre temps, toute notre joyeuse équipe de supporters m’attend au cinquième (puis au sixième) kilomètre : je les entends de loin… et ressent ENORMEMENT d’émotions, quand, en arrivant à leur hauteur je croise le regard de mon père qui me prend en photo… (ça sert à ça aussi le sport, à partager des moments de bonheur).

Les garçons me parlent, m’encouragent, me soutiennent, me conseillent … Ils sont EXTRAS !!! Et je me repose sur eux (peut-être un peu trop d’ailleurs). Et finalement ça passe très vite.

Arrive le dernier kilomètre. Et là, surprise, à 800m de l’arrivée, les (grands) enfants ont décidé de finir la course avec nous !

Et c’est dans un certain étourdissement, qu’escortée par toute cette famille qui me parle et me soutient, je traverse les dernières rues du parcours… Et c’est déjà fini ! Quelqu’un bip la puce que j’ai sur le ventre, j’entends ma desperate préférée avant de la voir, puis mes parents et ma belle-mère qui me félicitent. Tout le monde s’embrasse, et a le sourire ! Mes parents qui ne sont pas spécialement fans de sport ont passé un très bon moment, et rien que ça, ça me rend très fière de m’être lancée dans cette aventure.

Puis vient le bilan :

–          Je suis allée au bout de ma première course, un dix kms alors qu’il y a seulement 3 mois, je ne courrais pas plus de 20 mn, ça c’est positif.

–          J’ai partagé ce plaisir et les émotions qui accompagnent ce moment avec les gens que j’aime, ça c’est le super bonus !

–          J’ai couru 10 kms en 1h08, ça c’est le négatif.

Conclusion :

–          Le 29 juin prochain, pendant que running man courra son trail du loup, j’attaquerai l’amiennoise ! Seulement 5kms, parce que ce sera un week end chargé, que je veux prendre confiance en moi, et que c’est une course exclusivement féminine (donc qu’à ce titre, mon boss-futur -mari ne pourra pas m’accompagner). Mais je suis très motivée, et je pense que j’arriverai plus facilement à gérer mon effort sur 5 kms.

 

Evidemment MERCI à tous ceux qui se sont déplacés pour m’encourager ;  avec une mention spéciale pour running man, qui m’a soutenue tout au long de la course ; une autre mention pour mon adorable runner junior qui a applaudit et fait coucou aux spectateurs pendant la course (il a rencontré un succès énorme !) et qu’on a même entendu gazouiller aux endroits où on était un peu plus seuls ! Et une mention encore plus spéciale pour mon boss, qui m’a fait découvrir ce sport, m’a encouragé à m’y lancer, m’a préparé un plan d’entrainement au top, et m’a accompagné tout au long de la course… MERCI MERCI MERCI !!!

6 Responses to Les foulées de la rue by Amélie

  1. bravo pour cette première course qui je n’en doute pas ne sera pas la dernière et bcp d’émotions dans ton récit j’aime :)

    • Amélie (alias the boss's Desperate!) dit :

      Merci, j’ai essayé de le raconter le plus fidèlement possible. Maintenant je comprends encore mieux pourquoi ce blog s’appelle « running emotion »…

  2. Félicitations pour cette course!

  3. Aurore dit :

    Félicitations pour ta course !
    Je suis aussi une débutante, début de la CAP en décembre pour moi et 1er 10km le 1er mai.. nos chemins sont les mêmes :)
    Bonne continuation

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