17 nuances de run…

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Ne me demande par pourquoi j’ai choisi ce titre, je ne sais pas, une mode, une tendance, un truc quoi. Certainement parce que je pratique le run SM: celui qui fait mal et plaisir en même temps, celui qui fait peur mais qui réconforte.

Bon je t’explique quand même : 17 c’est le nombre de sorties running que j’ai faites depuis 2 mois. J’ai commencé le 14 décembre dernier. Je démarrais le programme de l’appli « Learn to run » conseillée par un top runneuse twitteuse.

Comme son nom l’indique, cette appli est censée m’apprendre à courir. Bon ok, ça fait longtemps que j’ai compris le principe : un pied devant l’autre, chacun son tour en levant un peu plus les genoux qu’en marchant et un utilisant ses bras/mains/doigts pour autre chose que pour twitter/poster une photo su IG/boire un coup.

Cependant, je n’avais porté que peu d’intérêt à cette activité jusque-là. Pourtant, je vis avec un runner futur triathlète. Je le supporte et l’encourage dans tous ses projets sportifs mais je ne me suis jamais dit que je pourrais m’y mettre moi aussi. Pourtant, il y a 2 ans, certainement sous l’effet de l’alcool/de la drogue ou autre joyeuseté, je me suis acheté une paire de running et 2/3 fringues. J’ai pratiqué en dent de scie pourrie pendant 2 ans, réussissant à courir 10 min puis arrivant miraculeusement à 30 pour redescendre à 20. Les montagnes russes de la loose…

Puis cet été, j’ai téléchargé l’appli et j’ai commencé. J’ai tenu 5 séances : la chaleur, une vilaine angine hallucinatoire, des troubles persistants du sommeil, une rentrée scolaire mouvementée ont eu raison du peu de motivation que j’avais.

Ensuite, début novembre, ça a été le trou noir, le burn out : la fatigue, l’épuisement, l’annonce (brutale) du TDAH de notre fils, le brouillard qui a suivi, … Un véritable élément déclencheur. J’ai réalisé à quel point je m’étais fait du mal pendant des années, à quel point j’avais malmené mon corps. Une vraie prise de conscience.

J’ai repris mon appli à zéro et je me suis mise en mode guerrière. J’ai couru, couru, couru enfin… j’ai réussi à caser 1 à 2 séances dans la semaine quoi !

Séance 1 : 5 fois 3’ de course alternée à 3’ de marche soit 3,65km pour 33’.

J’ai cru mourir. Une vraie torture. Pas de jambes, pas de souffle, chaque foulée était une souffrance.

Séance 15 : 12 février : 3 fois 15’ de course avec 3’ de marche entre chaque série soit 6, 78km pour 57’

Le démarrage est toujours aussi chaotique. Pendant les 5 premières minutes, je me demande encore pourquoi je m’inflige ça. Je cherche toutes les excuses possibles pour m’arrêter.

Puis d’un coup, mon côté guerrier se met en route et me motive à base de : Tu vas y arriver ! Ne lâche rien ! Allez ! Et ça marche puisque je n’abandonne pas.

Les jambes sont toujours aussi absentes (je me demande comment j’avance !) mais je sens vraiment que j’ai gagné en souffle. J’arrive à respirer en fin de séance, je n’ai plus ni point de côté ni envie de vomir ! Bon signe non ?

Au bout de 25 séances, je suis censée courir une heure sans m’arrêter. Je suis normalement plus près de ce moment que de mes débuts. J’ai encore du mal à réaliser le chemin parcouru surtout quand je vois tout ce qu’il reste à accomplir…

Aujourd’hui j’ai RDV avec ma 1ère fraction de 20’. Que la force et le courage soient avec moi !

Et toi ? Tes débuts ? Etaient-ils aussi proches de l’enfer ?

16 Responses to 17 nuances de run…

  1. Sylou dit :

    Tu as chopé le virus mon amour!!
    Tu n’as plus de limite sauf celle que tu t’imposes.
    Je suis avec toi pour toujours!

  2. FMR15 dit :

    A mes debuts ….
    Non, juste un mot, je souffre à chaque sortie. Je manque de technique et d’encadrement … Mais c’est ainsi que je veux mon run ! Libre …
    Je te souhaite le meilleur pour la suite ! Et crois-moi, tu as une belle recette de reussite : partage, soutien et amour !
    Go Go ! <3

  3. Nanouni75 dit :

    Un grand bravo pour le chemin parcouru et pour les prochaines sorties qui seront autant de succès. T’es une winneuse et je n’ai aucun doute sur le fait que tu y arrives! J’ai commence le « run » comme toi en alternant marche et course, j’ai vécu l’enfer pendant les 2,5 mois d’entraînement pour être prête pour courir les 6km et des bananes de l’édition 2013 de la Parisienne (et a l’époque les bananes étaient d’une importance vitale). Mais le jour ou j’ai couru mes 1er 30 min sans m’arrêter, le bois de Boulogne s’en souvient encore de ma danse de la joie! et depuis je cours, certes pas très vite, a mon rythme quoi mais suis hyper fière quand je fini une course sans m’ arrêter! Je continue tjs de me dire pdt les 10 premières minutes « mais tu es folle ma pauvre fille bla bla bla » les 10 minutes suivantes « tu ne lâcheras pas, tu peux y arriver » et le reste du temps je profite de mon run.
    Fin bref, tous ça pour dire qu’on en bave oui mais après quelle fierté et surtout tu as le soutien sans faille de ton mari et ça c’est un super bonus!
    Je te souhaite pleins de belles courses ma belle! Keep running ;-)

    • Celine dit :

      Merci Steph! Oh que oui elles sont d’une importance vitale les bananes…
      Dis, tu me feras ta danse de la joie?
      Les premières minutes ressemblent aux tiennes. Les suivantes, un peu moins et les dernières: ne pas lâcher!!! Ca va évoluer, j’en suis sûre!
      En tout cas, merci pour tes encouragements, ils me vont droit au coeur.
      J’espère que tu vas vite reprendre ma belle.
      On se fera une course ensemble! ;-)

  4. dreyliciouss dit :

    Pfiou quel courage!
    Bravo!!!
    Tiens bon surtout et tu y prendras gout. Promis ça va venir un jour!
    Gros gros bisous m abelle!!

  5. FireRasta dit :

    C’est le debut le plus dur, et comme tu t’en sors superbement bien, plus ça va aller, plus ça va être facile!!! Un grand bravo et bon courage pour la suite!!!

  6. Rohnny dit :

    Bravo à toi et surtout tiens bon…

  7. Gwendoline dit :

    Un jour on y prend goût….
    Mais au commencement je souffrais pas mal. Je comprenais pas l’intérêt de courir non plus… (bon ok je dois avouer que parfois je me pose la question: pourquoi mais pourquoi???)
    Et pour ne pas lâcher aussi parfois au bout de 15km je me parle à moi même. Ma soeur était morte de rire samedi pour maintenir le rythme que je voulais faire je m’encourage à voix semi haute « vas-y meuf ne lâche rien, c’est bien là »….
    En tout cas tu es une warrior et tu ne vas pas lâcher maintenant!!! D’ailleurs les 1 heure tu les a faites depuis non??? (ouai je sais je commente hyper en retard!!!)

    • Celine dit :

      Me parler à moi-même, je le fais trop! Les gens doivent me prendre pour une cinglée! A base de Allez! Bouge-toi! Go! Putain t’y es presque! Ne lâche rien!
      Et oui j’ai fait mon heure! Hyper happy. Pas recouru depuis à cause de douleurs dans les mollets… Mais je ne perds pas ma motivation!

  8. Nixul dit :

    Ouaaahh quel abnégation de soi !!
    Et entrainer son mari dans ces tourments non mais ! J’espère que quand tu rentre après une victoire sur toi même, tu fais bénéficier tout le monde de ton énergie. Car c’est cela que nous cherchons tous. Ce shoot aux endorphines. Cette bouffée de dopamine qui te rend la vie si belle !!!
    Bravo pour ta progression, bravo pour ta motivation
    C’est beau de prendre conscience de soi et de se pousser à agir.
    Je suis certain que tu vas progresser et vite. Et même très certainement en redemandé ;-)

    • Celine dit :

      Je suis comme une gosse quand je rentre! Smile et compagnie… Et la vie redevient plus légère.
      J’en redemande déjà.
      Merci Nixul!

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