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Profiter – triathlon L – ironbreizh – juillet 2017

Avec un peu de retard voici mon CR de l’ironbreizh.

Pour moi la pratique du triathlon c’est comme une boite de crocodiles Haribo. J’ai mes parfums préférés que je déguste avec envie et il y a ceux qui me plaisent moins mais que je mange quand même. Et il y en a bien un que je déteste, c’est la période d’affûtage précédant la course. C’est pour moi un moment de doute et de peur.

Voilà, je me suis entraîné pendant un nombre incalculable d’heures et là je lève le pied. Incertitudes, mauvaises sensations, manque d’énergie, c’est le noir. J’ai beau me rassurer en faisant un rétro planning d’avant course et un plan de course, mon estomac est noué.

Me voici sur la ligne de départ de l’Ironbreizh. L’eau est bonne et les premières brasses pour rejoindre la ligne de départ me rassurent. Le coup de feu retentit et je démarre enfin. En un instant, les doutes disparaissent et laissent place à l’action. Rapidement, je double quelque gars et j’essaie au maximum de profiter de l’aspiration. Objectif: réaliser une natation intelligente et ne pas me rajouter des mètres en plus. A la mi-course, je m’aperçois qu’il y a un paquet de mecs derrière. Ça fait plaisir et je maintiens l’allure sans forcer.

A la sortie de l’eau, on annonce 36 minutes, c’est jouissif car pour moi c’est la première fois que je me retrouve dans les premiers 50% des concurrents. Je reste concentré sur ma transition. Mes supporters sont au TOP. Un check avec M. Poney et des Bises à mes 2 Desperates du jour et je m’élance sur le parcours vélo prudemment.

Tout de suite, les crampes que je traine depuis lundi me tirent à nouveau. Il va falloir que je dose mon effort pour avoir une efficacité optimale. Une horde de vélos me dépasse. Je flippe dans les descentes, galère dans les montées mais je me donne à fond. Malgré, un passage à vide au niveau mental entre le 50 et le 70èmekilomètre car j’ai pris une saucé à ce moment-là, je clos les 93 bornes et 880m de D+ avec satisfaction.

Avec le soutien de ma team, j’aborde la suite avec détermination. J’ai ded fourmis dans les pieds sur mes 1ères  foulées mais je reste confiant. Ça va passer. Par contre, à ma grande surprise le parcours s’élève. Le power est là mais je commence à cogiter. Puis au kilomètre 2, une belle côte en sous-bois se dresse devant moi. Et là je change mes plans. L’objectif n’est plus le sub 2 heure mais devient : avoir l’allure idéale suivant le profil de la course. Ça monte, je marche, ça descend, je me laisse aller et sur le plat, j’accélère. Grâce à une bonne dose d’émotion à chaque fois que je passe devant mes supporters, je m’accroche. Les 270m de D+ sont durs mais je ne lâche pas. Un pas après l’autre, je donne le meilleur de moi. Les kilomètres passent et la délivrance approche. Je me mets à marcher dans la dernière côte mais de suite la Cé m’encourage à nouveau et nous partageons ensemble le dernier kilomètre. C’est un bonheur extra et j’en profite un max. Encore aujourd’hui j’ai des émotions quand j’y pense. Je n’ai qu’une envie: recommencer une prépa pour revivre ces émotions.

Merki à M. et Mme Poney pour leur accueil et ce week end génial en Breizh.

Petite dédicace à mes parents et la Team VinVin qui me soutiennent.

Je souligne également l’excellente organisation de l’Ironbreizh. Sympathique et efficace

PS : le Coca Breizh, c’est bon.

 

Natation : 35’ soit 1’48 au 100m

T1 : 2’50

Vélo : 3h26 soit 27,2 Km/h

T2 : 5’30

Course : 2h04 soit 6’18 au kilo