Category Archives: Et toi, t’as le profil ?

Le runner ani-mâle

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[Warning ! Cet article est écrit avec beaucoup de clichés, sous forte dose d’hormones et avec beaucoup d’humour… A prendre au 24ème degré ! Minimum…]

En promenant mes enfants me promenant  avec mes enfants au parc de la tête d’or, dans la magnifique capitale des Gaules, j’ai pu observer les runners et particulièrement un spécimen atypique (quoique plus courant qu’on ne le croit…) : le runner ani-mâle. Le plus souvent, cet individu s’ignore. Il ne sait pas qu’il a le profil. C’est certainement dû à l’extrême attention portée sur sa pratique du running et donc à un manque de recul sur lui-même.

Le vrai runner

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[Edit du 06/02/14]

Il y a le vrai runner (comme Running Man) et le faux runner (comme moi).

Le faux runner est facile à détecter. Il n’y connaît rien ! Du coup, il se rapproche du vrai runner pour en apprendre un peu plus sur ce spécimen.

Peut-être que toi, cher lecteur, tu es un vrai runner et tu ne le sais pas encore. Alors, comme ma mission première est de faire le bien dans ce monde, laisse-moi te faire découvrir qui est le vrai runner.

Le runner addict

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Et oui, Runner, je ne suis pas prête de te laisser tranquille. Je vais continuer de te pister, te décoder, te décortiquer, te psychanalyser et ce pour plusieurs raisons :

–          Je suis pointilleuse.

–          Je mets toujours le doigt sur une incohérence, un défaut, enfin un truc quoi.

–          J’aime t’observer (un poil serial killer psychotique sur les bords !).

–          Bref, je suis une femme.

Attention, aujourd’hui, une fois de plus, tu t’aventures sur le chemin sinueux et escarpé des sentiments de la Desperate. Je me livre chaque article un peu plus… C’est ça les femmes… Moins on veut en dire et plus on en dit ! Mais finalement, blogguer, c’est un peu ça : coucher sur la toile des expériences, des sentiments, des tranches de vie qui seront lues par des amis, des inconnus et qui au final, soulage notre conscience…

Il y a peu de temps, Running Man écrivait dans un de ses CR qu’« entre un anniversaire et des bricoles », il a quand même réussi à caser une petite sortie. En clair, il n’avait pas pu s’entraîner comme il le voulait.

Autant te dire que cette malheureuse phrase m’a légèrement (pas mal ?) carrément piqué… En effet, l’anniversaire en question (ou plutôt les anniversaires), c’était celui de son fils ET celui de sa femme. Ce n’était pas celui du voisin, du collègue, de la boulangère, du pharmacien, du chat, … C’était un bon moment en famille.

En plus, cet anniversaire a une signification vraiment particulière pour moi. Mon père et moi avons toujours fêté nos anniversaires ensemble. 14 jours séparent nos 2 dates. La dernière fois, c’était en 2009, après la naissance de Grognon : Mon 1er anniversaire de maman ! Quelques mois plus tard, un cancer l’a emporté. Puis, en 2011, Dormeur est arrivé le jour de MON anniversaire (sur le coup, je me serai bien passée du cadeau…). Et cette année, nous soufflions sa 1ère bougie. A défaut de fêter ce jour avec mon père, désormais, ce sera avec mon fils…

Ce jour-là, ce samedi, c’était le jour J : le 06 octobre… Dormeur a un an et moi j’en ai 20 25 29. Toute ma famille est là. On déguste un repas gargantuesque (préparé avec amour et beaucoup de calories), on passe un bon moment, on discute, on rit, 4 générations sont réunies. Ma grand-mère donne à manger à son arrière-petit-fils. C’est beau à voir, à vivre. Ce sera d’ailleurs la dernière fois puisque notre doyenne nous quittera 10 jours plus tard…

Bref, je papote, je papote  mais je ne vais pas à l’essentiel. Je m’égare. Il faut se rendre à l’évidence : Running Man est un drogué, un vrai. Et ce jour–là, il n’a pas eu sa dose.

Ca comptait plus que tout pour lui et peu importe la raison pour laquelle il a dû renoncer à l’entraînement prévu. Running Man est un drogué de la course à pied, de l’endorphine procurée par cette activité et de tout ce qui est de près ou de loin lié au running.

D’habitude, je ne lui en veux pas. Au contraire, je suis la 1ère à le soutenir dans cette passion et à prendre mon rôle de Desperate Runner’s Wife très au sérieux. Il faut cependant remédier au problème.

Comme je ne peux pas l’envoyer en cure de désintox (il faudrait au préalable que je me désintoxique de lui…), je me dois de l’aider. Il en va de mon devoir de Desperate !

Phase 1 : repérer les signes de l’addiction et du manque qui y est associé.

–          Il devient aigri quand il manque une séance.

–          Il remet toute sa vie de runner en question quand il n’a pas été à la hauteur de ses objectifs.

–          Il remet en cause tout son plan d’entraînement quand il loupe une séance.

–          Il regarde si une course se déroule près de notre lieu de vacances ou pire il choisit la destination en fonction d’une course : Cannes c’est bien, Vierzon, c’est mieux en plus il y a les 50km de Sologne !

–          Il sombre dans une profonde dépression au moindre écart rien qu’en pensant aux conséquences de celui-ci sur ses performances.

–          A peine la ligne d’arrivée franchie, il pense déjà à la prochaine course.

–          Il ne part jamais en week-end sans sa crème relaxante et ses chaussettes de contention, au cas où… D’ailleurs, la sortie running est prévue !

–          Il achète des magazines de running qui parlent tous du même sujet en caressant le mince espoir que celui-ci sera différent des autres et qu’il lui apportera la solution miracle pour lui faire gagner 8 secondes.

–          Il sait calculer sa VMA de tête alors qu’il n’a jamais eu la moyenne en maths.

–          Il court à 5h du mat’ avant d’aller au boulot en plein hiver peu importe le temps et la température extérieure.

–          Il a un espace running chez lui dans lequel il met ses médailles, ses dossards, son plan d’entraînement, un espace si bien organisé que même le FBI l’envie…

Phase 2 : traiter l’addiction.

Et là… Bah… Euh… Je n’ai pas de remède ! D’habitude, on traite l’addiction par des médocs mais aussi par une hygiène de vie plus rigoureuse prenant en compte le sport. Mais comment traiter une addiction au sport ? C’est quand même une addiction saine…

J’opte donc pour la méthode « femme rancunière » qui consister à faire comprendre à running man qu’il a été trop loin, qu’il m’a blessée et que des excuses (que j’ai eues) ainsi que des fleurs (que j’attends toujours…) seraient un plus non négligeable et contribueraient nettement à l’amélioration instantanée de notre relation même si celle-ci ne s’est pas vraiment dégradée (mais ça, il ne le sait pas !)

Hop hop hop, je t’arrête tout de suite runner moqueur !  Toutes les femmes ne développent pas ce côté de leur personnalité. Certaines, dont je fais partie, mettent entre parenthèse cet aspect pour ne le mettre en valeur que dans des cas extrêmes. Or, dire que mon anniversaire et celui de notre progéniture n’est qu’un anniversaire en fait partie.

Bon OK, je vais peut-être un peu loin. Certes, j’exagère un peu. Je te l’accorde, je suis autant une droguée du sentiment qu’il l’est du running.

Après tout, à chacun son addiction. C’est un running addict et je suis une running man addict. Et puis, tant que nous sommes heureux, que nous avons notre équilibre, pourquoi changer ?

Alors bon, je le dis une dernière fois :

Mon Running Man, mon chou, mon amour, si tu m’aimes au moins autant que le running, merci de ne pas caser de séance aux alentours du 6 octobre et merci de ne pas sombrer dans une profonde dépression pour ce léger couac dans ton plan d’entraînement de #@&%!!!.

Affectueusement,

Ta Desperate.

 

Le diététicien

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Le runner et la diététique… C’est un peu comme les femmes et l’épilation:  c’est vital ! (Ca marche aussi avec les enfants et les colères, les profs et le stylo rouge, tic et tac, la desperate et son runnign man… !).

Un soir, alors que Running Man et moi regardions le reportage diffusé sur France 5 concernant l’UTMB. On voyait tous ces cinglés runners avec leurs gels, leurs bidons et leur mal de bide. Cela nous a amené à nous questionner (oui, nous sommes aussi une famille de philosophes !) sur l’alimentation. Et je me suis dit que vu le contenu de notre assiette (burgers maison/frites avec la tonne de ketchup/mayo qui va avec), cela était un comble ! Bref, l’idée m’est venue de réaliser le profil du diététicien.

Avant tout, runner, ne te vexe pas, ne te méprends pas, ne me tourne pas le dos : comme tu le sais si bien, j’informe mais jamais rarement, je me moque ! Si aujourd’hui tu es d’humeur susceptible, je te conseille alors de t’égarer sur d’autres articles du blog qui sauront te distraire tout autant sans pour autant te froisser.

Par contre, si tu as suffisamment de recul sur toi-même, alors aventure-toi dans une lecture un peu (beaucoup ?) ironique/moqueuse/réaliste sur ton possible rapport à l’alimentation…

Je m’en explique. L’autre jour, dans mon article, je parlais de desperate schizophrène. Mais, en écrivant celui sur le runner diététicien, je me rends compte qu’il y a pire !

Le runner diététicien est un savant de la nutrition. Il a un bac running option nutriments. Il connait le rôle de chacun d’entre eux dans notre organisme et la quantité exacte au mg près que l’on doit ingérer quotidiennement en fonction de notre activité ou de notre objectif. Il n’a pas besoin de regarder les informations nutritionnelles des produits qu’il achète, il les connait par cœur. Par ailleurs, il connait les différentes sortes de lipides et sait lesquels sont bénéfiques et lesquels sont nocifs. En cas de doute, n’hésitez pas à demander à votre pharmacien runner diététicien !

Le runner diététicien est un Jack Bauer de la nutrition. Livré avec un compteur de calorie intégré (Rappelons que Jack a un GPS intégré et est capable de vous indiquer le nord en toute circonstance…), il traque le sucre et le gras avec un acharnement et une détermination sans pareils. D’ailleurs, laissez le runner diététicien mener l’interrogatoire d’un organisateur de complot politico-terroriste  et il avouera rapidement qu’il a mangé un M jaune/Q rouge/kebab la semaine précédente. Le seul problème étant que l’on reste au point mort quand à la localisation de la bombe… Reviens Jack, reviens !!!!!!!!!

Par ailleurs, le diététicien mène une campagne difficile afin de convaincre ses compatriotes, runners ou pas, d’adhérer au « manger sain ». Et ça marche ! Prenez Running Man… Maintenant, il ne sort jamais sans son eau en poudre et sa barre énergétique. Les seules choses auxquelles il ne touche pas pour le moment sont les gels (il n’est pas convaincu par leur goût) … mais tout peut arriver. A force de lire sur les blogs et forums des articles et posts sur ce sujet, il est convaincu ! Attention, je ne mets pas en doute pas les qualités nutritionnelles de ces produits, entendons-nous bien !

Ensuite, et ça, c’est le comble, nous sommes en France, pays de la gastronomie, du saucisson et de la baguette, du fromage et de la tartiflette. A chaque région, sa spécialité culinaire et son lot de calories/gras/sucres. Or, je ne vois pour le moment pas sur le marché une barre raclette ou un gel bourguignon ou encore un foie gras en poudre ! Attention, si vous êtes chef de projet dans le marketing, il y a un marché à prendre !!

D’ailleurs, quand on y pense, avec tous ces aliments en barre, ces gels énergétiques et ces boissons en poudre, on peut dire que le runner diététicien est un précurseur, un avant-gardiste de la gastronomie. Finalement, on lui doit le développement et la promotion de la cuisine moléculaire !

Enfin, il faudra tout de même faire attention aux interactions entre runners et veiller à ce que le diététicien ne croise pas le 1er de la classe et la grande gueule sous peine d’une interminable discussion afin de déterminer qui a raison !

Il faudra cependant qu’il veille à ce que :

–          le fétichiste diversifie son alimentation,

–          le prudent fasse un choix même si c’est éprouvant,

–          l’éternel insatisfait prenne ses gels au bon moment !

Pour conclure, surveiller son alimentation, prendre soin de son corps et de sa santé est parfaitement louable. Mais n’oublions pas aussi, souvent de temps en temps, le plaisir que peut nous procurer un bon petit plat de nos régions même s’il affole notre compteur interne ! En gros, il ne faut tomber dans les extrêmes: ils sont mauvais pour nous.

Dans un sens comme dans l’autre, restons dans le juste équilibre !

 

L’éternel insatisfait

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Toi runner, tu es le roi de la remise en question, le pro de l’auto critique, le génie de l’analyse. Et pour cause : tu es un éternel insatisfait.

Je te connais suffisamment pour savoir que tu vas me rétorquer que non, ce n’est pas vrai, que tu cherches juste à progresser, blablabla, blablabla.

Cependant, laisse-moi te rappeler, qu’en plus d’être une femme (ce n’est pas toujours une tare. Il y a même des jours où ça sert !), je suis une profileuse. Je te connais donc par cœur, toi et tes multiples personnalités.

Mais rassure-toi, l’éternel insatisfait n’est pas toujours dans l’auto-analyse. Il est aussi dans l’auto-flagellation… Mais pas n’importe laquelle : la vraie, la belle, celle qui fait mal mais qui fait aussi du bien. Je sens que tu ne me suis plus alors je t’explique :

Tu dis que les femmes sont compliquées mais tu l’es bien plus. Le runner éternel insatisfait est toujours dans la surenchère de la nullité lorsqu’il parle à un collègue. Ca pourrait donner une conversation de ce type :

–          Ah ! J’ai encore été mauvais. J’ai couru à 5,30’ au lieu de 5,25’.

–          Mais non, attends, ça va encore. Tu te rends compte, que pour moi c’est pire : je n’ai couru qu’à 5,35’. En plus, j’ai oublié de prendre mon gel au 25ème km.

–          Ah oui, effectivement mais t’étais un peu fatigué. Attends, t’as assuré quand même ! Parce que moi, en plus d’avoir couru comme un pied, et en plus d’avoir oublié mon gel, je n’ai pris que 112g de gatosport au lieu des 125g prévus. Je suis vraiment trop nul !

–          …

Bref ! On peut continuer longtemps ! Non mais les mecs là ! C’est abusé ! J’ai l’impression d’assister à une conversation entre copines du type :

–          Oh là là ! je me suis rasée vite fait sous la douche. Le résultat est épouvantable !

–          Oh non, ça va encore, t’as pas vu mes jambes !

–          Non mais je t’assure, les miennes sont pires que les tiennes. Regarde bien !

–          …

Ces conversations sur la nullité de l’éternel insatisfait servent en fait son égo.

En effet, en confiant ses  « erreurs », il attend en fait de son interlocuteur qu’il lui dise que non, il n’a pas été mauvais, que c’est un champion, qu’il l’admire, qu’il n’aurait pas fait mieux, etc…

Pire qu’une fille je te dis !!

 

Finalement, l’éternel insatisfait manque cruellement de confiance en lui. C’est à ça qu’on reconnait que ce n’est qu’un homme à la recherche de reconnaissance et pas un super héros à la recherche de perfection… Et moi, desperate sentimentale, je rajoute que c’est ce qui fait tout son charme…

P.S : Mieux vaut éviter la confrontation avec la grande gueule afin d’éviter que notre charmant éternel insatisfait ne tombe dans la dépression avec une conversation du genre :

–  J’ai encore été mauvais. J’ai couru à 5,30’ au lieu de 5,25’.

– Ah ! C’est sûr ! T’as même été plus que mauvais. Si t’avais pris le gel au 10ème et si t’avais pas mangé au 5ème. T’aurais gagné 10 secondes… Fallait m’écouter !

Le 1er de la classe

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Quoi ? Tu ne le connais pas ? Mais si ! Souviens-toi, il était toujours au 1er rang, il levait tout le temps la main pour répondre aux questions du prof. Il affichait toujours un sourire de satisfaction quand pour une fois tu levais la main et que tu te plantais lamentablement à la question… Bah oui c’est le nombre de neutrons qui déterminent si 2 atomes sont isotopes et non pas les protons… Pfff ! T’es vraiment un cancre !

Ah ! Ca y est ! Ca te revient ? Oui, tu l’as détesté pendant des années et tu continues parfois de penser à lui… Dans ces cas-là, enfiler ton costume de super runner t’évite d’avoir des idées noires. Et bien tu sais quoi, il revient !  Et pour ton plus grand malheur… Lui aussi a décidé qu’après avoir été le super casse-couilles, il sera aussi super runner !

En plus, pour t’achever un peu plus, il s’est trouvé un allié de taille pour te faire craquer…

Le 1er de la classe connait toutes les propriétés scientifiques des différents gels qui existent sur le marché et ne manquera pas de te faire connaître son savoir. Pour te convaincre d’utiliser tel ou tel produit, tu pourras compter sur l’autre !

Comme le 1er de la classe ne perd pas ses habitudes, il cherche évidemment à être le 1er partout même sur la ligne de départ. Mais rassure-toi et surtout souviens toi : le 1er de la classe a toujours été nul en sport et le restera ! Comme quoi, tu vois, dans ton malheur, il y a du positif : cette fois-ci, ce n’est pas toi qui fermeras la marche la course !

Autre côté agaçant, le 1er de la classe calcule en une nanoseconde sa vitesse optimale obtenue selon sa VMA. Alors que tu galères gentiment à calculer la tienne, il te regarde faire en scrutant la moindre erreur de calcul (A croire qu’en plus, il lit dans tes pensées). Mais surtout il te laisse t’embourber… Après avoir utilisé tous les faciès de Joey, tu sors fièrement ta vitesse tel un guerrier victorieux qui brandirait sa lance… Mais ça, c’était sans compter sur ton nouvel ami ennemi qui, l’air de rien, te lancera un « t’es sûr ? »… Ces simples paroles suffiront à faire planer le doutedoute qui te hantera jusqu’à ton retour à la maison où tu pourras enfin dégainer ton arme secrète : Ta calculatrice !

Bon tu l’auras compris, le 1er de la classe pourrira ta vie accompagné de son plus fidèle acolyte parasite pour te rendre dingue ! En plus, pas de chance pour toi, d’après une récente étude, l’espérance de vie d’un coureur s’allongerait de 6 ans…

Alors, si je peux te donner un conseil : Prends un gel riche en magnésium pour éviter les crampes parce qu’il va falloir courir à 110% de ta VMA pour distancer nettement ton collègue runner !

Le prudent

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Quand il était petit, le Prudent jouait souvent à la bonne paye avec ses frères /sœurs /cousins /cousines /parents /grands-parents /oncles / tantes / amis. Il mettait ainsi de côté chaque carte « en cas de besoin » qu’il piochait « parce qu’on ne sait jamais ».

Le Prudent respecte les limitations de vitesse, ne traverse que quand le petit bonhomme traverse aussi, prend un bain à 37° pour éviter les brûlures, dort avec ses chaussettes pour ne pas avoir froid aux pieds, se lave les mains au gel désinfectant 28 fois par jour.

Lors de ses voyages dans le vaste monde, il a toujours tout la crème anti-moustique, le gel anti-moustique, le bracelet anti-moustique, la bougie anti-moustique. Tout ça, c’est en cas de besoin, « parce qu’on ne sait jamais… »

Pour courir, c’est pareil.  Il a tout l’attirail du parfait runner et bien sûr, toujours en double parce qu’…  Enfin bref, c’est un panneau publicitaire à lui tout seul.

Pour être sûr de ne jamais avoir de pépin, le Prudent a :

– les dernières chaussures Panthère* qui massent le petit orteil en cas de crampe.

– le dernier maillot Oasis* qui, en plus d’évacuer la transpiration (ses voisins de macadam l’en remercient d’ailleurs), fait également sparadrap anti-irritation de tétons, contient une poche pour le lecteur MP3 (poche qui lui servira à mettre sa crème relaxante, en cas de besoin)

– la crème Musculator* à mettre avant la course, celle à appliquer pendant (avec tout un système de distribution programmée et de massage automatique afin d’éviter tout arrêt pouvant conduire à une production intensive d’acide lactique, ce qui pourrait lourdement l’handicaper et le conduire à une issue finale qui n’est pas celle envisagée au départ) et enfin, celle à appliquer après la course par une professionnelle avec finition… Euh, on s’égare là !

– Mais ce n’est pas fini. Il court avec les chaussettes 3000*, les chaussettes des vrais runners ! Elles sont magiques celles-là. D’ailleurs il ne les quitte plus. Il s’entraîne avec, il mange avec, il dort avec, il… Bref, sa vie n’aurait pas de sens sans elles.

– De même il possède tous les gels Oversims* : ceux qui donnent de l’énergie au départ, ceux qui aident à monter les côtes, ceux qui font passer les lignes droites plus vite, ceux qu’il faut prendre au 4ème km puis tous les 600m jusqu’au 7ème km, ceux qui rendent aimables, ceux qui donnent les fesses roses, ceux qui conduisent à ta place au retour, ceux qui courent à ta place, ceux qui prennent un café à ta place aussi et même ceux qui font la causette à ta femme et plus si affinités  (mais ils sont plus chers !).

Le Prudent est un pro de l’anticipation. A chaque situation, il imagine toujours 2 scénarios : Le 1er a une issue positive, le 2ème… n’existe pas. Le Prudent prévoit toujours tout !

A chaque course, le tracé du parcours est méticuleusement étudié. Chaque dénivelé, chaque passage délicat est étudié au millimètre pour que chaque centimètre soit mentalement préparé. Rien ne doit venir le perturber le jour J.

D’ailleurs, dans son sac, il a 16 tenues différentes afin de parer à tout événement météorologique ou géologique : vent, pluie, soleil, froid, chaleur, neige, grêle, tempête tropicale, ouragan, typhon, séisme, tsunami.

Vous l’avez compris, en plus d’être prudent, ce spécimen est prévoyant et donc prévisible. Autant dire que de ce fait, bah…, euh…, le Prudent est chiant !

Alors, un petit conseil : Si vous croisez un Prudent, vous pouvez déposer le plateau du « monopoly » dans la boite de « la bonne paye », remplacer l’anti-moustique par l’anti-cafard,  mettre un lecteur MP3 dans la poche prévue à cet effet, engager Robert pour le massage de fin de course, échanger ses chaussures avec des espadrilles, planquer ses lacets, piquer ses épingles à nourrice, percer ses gels, …

Bref, vous pouvez mettre un peu de folie dans sa vie !

 

La grande gueule

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Ce spécimen est lourd… mais vraiment lourd.

Complexé dans sa vie sociale au quotidien, il se sent obligé d’attirer l’attention sur lui en permanence. Il sait tout, mieux que tout le monde.

Pour le faire savoir, la grande gueule parle fort mais ce n’est pas parce qu’elle a un problème d’audition quelconque. Oh non, elle a juste un problème d’égo et elle tient à ce qu’un maximum de personnes profite de son savoir !

– Tes chaussures ? Elles sont bien mais t’es sûr que l’amorti correspond bien à ton profil de pronateur ?

– Ton maillot ? Il est bien mais est-ce qu’il laisse suffisamment respirer ta peau pour que l’aération soit optimale ? (Ce qui, soit dit en passant, est un argument complètement stupide car après 42,195km, mon odorat ne fait plus la différence entre THE maillot de pro et celui de l’amateur…)

– Tes gels ? C’est pas mal mais prends plutôt le spécial endurance / antioxydant / effort extrême / anti fatigue musculaire / énergie instantanée… Tu verras, ils sont mieux et bien plus adaptés.

– Ton plan d’entraînement ? Il est bien mais as-tu bien prévu l’aternance de tes séances VMA, endurance, …

– Ton parcours ? Il est bien mais je ne suis pas sûr qu’il contienne suffisamment de côtes, plats, descentes, cols, …

– Ton allure ? Elle est bien mais tu devrais peut-être courir plus vite…

En gros, tout ce que tu entreprends pour te préparer à affronter le macadam, c’est bien mais… Mais la grande gueule sait tout mieux que toi ! Je te l’ai déjà dit !!

Bien sûr, par pur altruisme et générosité, elle se permettra de te prodiguer très régulièrement ses précieux conseils et gracieusement de surcroît. On ne sait jamais… Toi, l’amateur, tu as peut-être oublié depuis la dernière fois !

Non, ne la remercie pas, c’est normal, ça lui fait plaisir d’aider son prochain !

Bon toi, maintenant que t’es informé, tu l’évites. C’est dommage mais aujourd’hui, tu n’es pas dispo. T’as poney/piscine/concours de karaoké… bon, en fait, tu t’entraînes… mais… chuuuuttt la grande gueule pourrait l’apprendre!

Évidemment, histoire de t’énerver un peu plus, elle ponctue toutes ses phrases par un délicat « Enfin, j’dis ça, j’dis rien, mais… »

A partir de ce moment là tu peux te transformer en Hulk / Godzilla / King Kong ou dans ton cas Forest Gump et démonter tout c’qui bouge / pousser le cri primaire / courir loin, loin, très loin.

Ou bien, tu peux aussi intégrer du yoga à ta préparation. Enfin, j’dis ça, j’dis rien, mais…

Le fétichiste

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Il est vêtu de ses chaussettes préférées, qu’il portait certainement lors de son 1er marathon il y a plusieurs décennies. Ce sont également celles qu’il portait pour son oral du bac, sa demande  en mariage, la naissance de ses 3 enfants, son entretien d’embauche…

On le reconnaît à la couleur de ses chaussettes (qui est loin d’être d’origine…), au manque de couture élastique (elles ne tiennent qu’à la force du mollet), et peut-être à l’odeur mais je ne pousserai pas mes investigations suffisamment loin pour corroborer cette thèse !

Il peut porter également un bracelet/collier/k-way/maillot/slip/caleçon porte-bonheur. Le fétichiste se décline à l’infini pour notre plus grand bonheur !

Dans la vie quotidienne, le fétichiste peut être un nostalgique. Il regrette Grosquick, pense régulièrement à Patrick Roy, recherche désespérément des zans. Il utilise souvent des formules telles que « De mon temps », « A mon époque », …

Il peut aussi être un collectionneur. Il possède tous les objets des différentes publications Atlas. Il ramène un gri-gri de chacun de ses voyages et a plusieurs étagères dédiées à sa passion.

Enfin, il peut être fétichiste aussi dans la vie de tous les jours. Et là, fuyez ! On ne peut prévoir les réactions de ce genre de personne face à vos pieds/mains/doigts/orteils… !